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Assises de la mobilité : un strapontin pour le transport de marchandises et la logistique

Actu-Transport-Logistique.fr | Routier | publié le : 18.09.2017

Le transport et la logistique irrigueront les débats des Assises de la Mobilité, mais à la marge. Le secteur fera aussi l'objet de concertations, mais hors de l'espace"grand public".

Crédit photo DR

Les Assises de la Mobilité qui s'ouvrent le 19 septembre aborderont essentiellement le transport de voyageurs et la logistique de proximité, jugée indissociable. Le transport de marchandises, la logistique (générale !), le ferroviaire et le maritime feront l'objet de "démarches de concertation complémentaires" séparées.

Les Assises de la Mobilité s'ouvrent en grande pompe le 19 septembre, sous la houlette du chef du gouvernement, Édouard Philippe, et de la ministre des Transports, Élisabeth Borne. Objectif de cette démarche qui doit durer trois mois : mener une vaste consultation publique qui servira de socle à la future loi d'orientation des mobilités, attendue au Parlement début 2018.

Site internet, réunions dans les territoires, ateliers thématiques : plusieurs espaces d'expression sont prévus, pour aboutir en décembre à la remise de "recommandations". Mais cette démarche participative devrait laisser de côté une large part du transport de marchandises et de la logistique.

Des "concertations complémentaires"

Dans l'entourage ministériel, on indique en effet que les Assises seront consacrées en priorité au transport de voyageurs et à la logistique urbaine, car cette dernière implique des enjeux d'occupation de l'espace indissociables de la mobilité des personnes.

Pour le reste, "le transport de marchandises et la logistique feront l'objet d'une démarche spécifique, très focalisée sur les sujets de transition écologique et de modèle économique, avec les acteurs concernés", précise-t-on au ministère. Il s'agit notamment de plancher sur la compétitivité de la filière, dans la lignée du travail amorcé lors du lancement de l'initiative France Logistique 2025. Argument avancé : les interlocuteurs ne sont pas les mêmes. Pour le gouvernement, il s'agit davantage d'une affaire de professionnels, sur lequel le grand public n'a donc pas autant son mot à dire que sur la mobilité des personnes. Dont acte.

Cette "démarche de concertation complémentaire" est annoncée pour l'automne selon un calendrier qui reste à préciser. Mais là encore, les sujets ne sont pas rassemblés sous une bannière de compétitivité logistique globale du territoire, mais parfois saucissonnés par mode. Figurent ainsi au menu des concertations une réflexion à part sur les enjeux du modèle ferroviaire (passagers et fret) et une autre sur le transport maritime, "afin de construire une véritable stratégie de filière", sans compter des Assises spécifiques au premier trimestre 2018. Restera à construire des passerelles entre tous ces sujets.

Le spectre de l'écotaxe

En attendant, le transport et la logistique s'inviteront probablement, et parfois malgré eux, dans les débats des Assises de la Mobilité qui s'articulent autour de six thèmes : environnement ; numérique ; fractures sociales et territoriales ; intermodalité ; sécurité et sûreté ; gouvernance et financement. Sur ce dernier point, la ministre des Transports a d'ailleurs elle-même remis le transport routier au coeur des débats, laissant entendre dans la presse grand public que le secteur pourrait être mis à contribution pour trouver de nouvelles pistes de financement des infrastructures. Le spectre de l'écotaxe plane toujours.

Sur cette question cruciale du financement, le gouvernement annonce par ailleurs la mise en place d'un Conseil d'orientation des infrastructures, présidé par Philippe Duron. Ce conseil s'appuiera d'ailleurs sur les conclusions de la mission Mobilité 21 menée en 2012 sous la houlette du même Philippe Duron, pour les actualiser et les compléter. Objectif : élaborer une loi de programmation des infrastructures sur 5 ans, équilibrée en recettes et en dépenses.

Il manque aujourd'hui 10 milliards d'euros à l'appel par rapport aux engagements pris : 7  milliards pour les nouveaux projets et 3 milliards pour l'entretien des réseaux. Ce conseil composé d'élus et de personnalités qualifiées a vocation à s'assurer ensuite de la bonne mise en œuvre de la loi.

Auteur

  • Anne Kerriou

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