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Entretien

Frédéric Cuvillier : "En tant que député, je serai un interlocuteur naturel dans le domaine des transports"

Actu-Transport-Logistique.fr | Politique | publié le : 11.09.2014

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Frédéric Cuvillier : "le péage de transit n'est pas le fruit du travail du ministère des Transports".

Crédit photo © David Delion

Dans un entretien à L'Officiel des Transporteurs, l'ancien secrétaire d'État aux Transports annonce qu'il retrouvera son siège de député fin septembre, et qu'il continuera à "porter et défendre" les dossiers du secteur.

Deux semaines après son départ précipité du gouvernement, Frédéric Cuvillier s'apprête à faire son retour à l'Assemblée nationale, où il siègera à la commission des affaires étrangères.

Mais il ne rayera pas d'un trait de plume ses deux ans et demi passés au gouvernement, en tant que ministre puis secrétaire d'État aux Transports et la Mer. "J'ai tissé avec les professionnels des liens indélébiles", souligne l'ancien ministre dans un entretien à paraître dans L'Officiel des Transporteurs du vendredi 12 septembre. Morceaux choisis.


> Les raisons du départ

Frédéric Cuvillier : "Le périmètre que je couvrais était déjà très vaste. Il aurait certes pu être complété. J'avais d'ailleurs déjà eu l'occasion de plaider pour que les périmètres des ministères aient le sens des politiques publiques que l'on souhaite appliquer, notamment sur les questions d'aménagement du territoire.
Mais je souhaitais surtout que ce ministère soit reconnu institutionnellement et politiquement, au moment ou l'État stratège doit s'affirmer. Je n'ai pas eu gain de cause. L'administration, qu'elle soit centrale ou territoriale avait été chamboulée sous le précédent quinquennat. On a considéré que l'alternance ne devait pas amener une nouvelle refonte".


> Une décision difficile

"J'ai tellement engagé de dossiers qu'il y a une grande frustration. J'ai voulu donner à ce ministère plus d'ampleur que le ministère des emmerdements et de l'application de décisions prises par d'autres. On a pu considérer, à juste titre, que mes débuts étaient hésitants. Mais je voulais être dans mes dossiers plutôt que dans l'annonce.

J'ai tissé des liens indélébiles avec les professionnels et je suis fier qu'on m'ait considéré comme un ministre des Transports et non comme un ministre qui passait et qui avait la charge des transports. En tant que député, je serai un interlocuteur naturel sur ces sujets. Je suis à la disposition de mon successeur, Alain Vidalies, et je le lui ai dit. J'espère que mon geste lui permettra d'avoir tous les moyens nécessaires à son action".


> Écotaxe : "le nouveau dispositif n'est pas le fruit du travail du ministère des Transports"

"L'écotaxe a été prise en otage d'un débat qui n'était pas le bon. La suspension était nécessaire, mais devait déboucher sur un travail qui a été fait, et je rends hommage à la mission de Jean-Paul Chanteguet.
Puis il y a eu cette déclaration sur le péage de transit qu'objectivement peu de monde a pu comprendre, pour aboutir à un dispositif qui n'est pas le fruit du travail du ministère des transports".


> Financement des infrastructures : "une situation intenable"

"Voir que le financement des infrastructures est aujourd'hui stoppé constitue une très forte préoccupation. Nous avons plus d'un an et demi de retard et ça devient dangereux.
Il faudra trouver des financements : les 2 centimes d'augmentation sur la TICPE, c'est indispensable, à condition que ces 2 centimes soient intégralement affectés à la modernisation des réseaux et aux projets de transport. Et ce ne sera pas encore suffisant. L'AFITF est dans une situation intenable".


> Relance des PPP : "On n'a pas vécu une alternance"

"Les discussions étaient très difficiles avec les sociétés d'autoroutes. Je ne crois pas du tout que la solution soit de prolonger les concession d'X années contre des milliards d'investissements, sachant que ce sont les mêmes qui gèrent les autoroutes et qui font les travaux publics. Dans le plan de relance autoroutier en cours d'examen à Bruxelles, j'ai d'ailleurs mis une clause pour qu'il y ait un partage équitable entre les PME et les grands groupes.
Je serai attentif sur ce que l'on peut entendre de la relance des PPP. Ce n'était pas ma politique : j'en ai réglé un certain nombre et j'en ai arrêté plus d'un. Je défendrai mon bilan, je défendrai ma conception. On n'a pas vécu une alternance".


> Retrouvez l'intégralité de l'interview dans l'Officiel des Transporteurs n°2752 du 12 septembre 2014 : "Le péage de transit n'est pas le fruit du ministère des Transports" (accès abonnés)

Auteur

  • Anne Kerriou

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