Fret ferroviaire : des objectifs ambitieux aux Ports de Lille

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Aux Ports de Lille, le ferroviaire progresse globalement depuis 2015 et les objectifs de développement sont ambitieux avec un passage de 20 à 35 trains par semaine. Aux Ports de Lille, avec plus de 400 000 t réalisées en 2020, les transports ferroviaires signent la quatrième meilleure performance annuelle de leur histoire. Le domaine du transport combiné, en particulier, se porte bien : T3M a gardé ses trains en opération constamment, a connu un rebond spectaculaire après le confinement, et termine l’année avec des volumes en progression de 1 %. Et cela en dépit d’un contexte difficile en 2020, aux grèves et aux confinements venant s’ajouter des travaux à la gare de Lille-Délivrance, qui ont perturbé les opérations ferroviaires pendant un mois et demi, réduisant l’activité à un train par semaine.  Outre le combiné, un des principaux trafics ferroviaire des Ports de Lille est l’expédition de traverses de chemin de fer, arrivant par bateaux fluviaux et repartant par train vers des chantiers de ligne à grande vitesse, à raison de 200 000 traverses au cours de l’année 2020.  Les transports massifiés comptent désormais pour 35 % de l’activité des Ports de Lille, ce qui constitue une belle progression puisque bateaux et trains réunis ne totalisaient que 10 à 12 % des trafics au début des années 2000. 

Tout est prêt à Santes 

Pour le ferroviaire aux Ports de Lille, l’année 2015 est la première du partenariat avec T3M, opérateur ferroviaire de transport rail-route, et la collaboration se poursuit depuis. Cet opérateur propose quatre trains par jour circulant en saut de nuit, en provenance/direction de Toulouse-Bordeaux et Avignon-Marseille. En une année, cela représente plus de 30 000 UTI transportées permettant une économie de 35 000 tonnes de CO2 par rapport à un transport par la route (distance et poids équivalents). 

Pour les Ports de Lille, le développement du ferroviaire s’inscrit dans une démarche globale de développement de la multimodalité, « alternative économique et écologique pour le transport de marchandises. Le transport intermodal permet de passer de la route au fluvial et au ferroviaire. Cette alternative évite la saturation des routes de l’agglomération lilloise, assure une véritable sécurité des marchandises, et garantit une performance aux entreprises quant au respect des délais de livraison ». 

Ce sont 20 trains par semaine qui sont gérés aux Ports de Lille. « L’objectif est de parvenir à 35 trains hebdomadaires. De quatre trains par jour, on cherche à atteindre six par jour. Les infrastructures sont prêtes. C’est particulièrement ambitieux, c’est un défi pour les équipes. Mais c’est en ce moment, dans le contexte de la crise actuelle, qu’il faut avancer et travailler pour être prêt quand tout va repartir. Ce n’est pas possible d’attendre ni de faire autrement, sinon, il y a un risque de rater la reprise économique », précise Alain Lefebvre, directeur général. Les ambitions de développement du ferroviaire concernent le site « historique » de Lille et celui de Santes, qui sont tous les deux des plates-formes trimodales. 

À Santes, un programme de construction et de rénovation conduit en 2018 et 2019 a conduit à la réalisation d’un premier bâtiment de 41 000 m² pour la société Roquette, un autre de 18 000 m², d’une plate-forme à conteneurs. Celle-ci est d’une surface de 35 000 m² comprenant un quai de 380 mètres permettant de recevoir 3 bateaux de 110 mètres, et 1 500 mètres de voies ferrées. Comme trafic, il y a le délestage fluvial pour les flux de Roquette entre les ports de Béthune et de Santes. Alain Lefebvre indique : « Pour le ferroviaire à Santes, nous avons plusieurs pistes, il y a de l’intérêt. D’un point de vue technique, tout est prêt. Comme à chaque fois, les projets de report modal des entreprises de la route vers le ferroviaire prennent du temps ». 

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