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L’Alliance 4F dévoile ses propositions pour le plan de relance du fret ferroviaire

Actu-Transport-Logistique.fr | Ferroviaire | publié le : 01.07.2020 | Dernière Mise à jour : 01.07.2020

Le fret conventionnel pourrait voir sa part de marché multiplier par deux d'ici à 2030.

Crédit photo OC

Une paire de mois seulement après avoir démontré sa capacité à acheminer ses trafics malgré une crise sanitaire d’une ampleur inédite, le fret ferroviaire - réuni sous la bannière 4F - a présenté ses propositions dans le cadre du futur plan de relance. Ce dernier sera présenté par le Gouvernement devant le Parlement d’ici au 1er janvier 2021.

Les acteurs du fret ferroviaire restent plus que jamais mobilisés dans l’action. Après avoir réussi à maintenir un niveau de trafic propre à couvrir les besoins cruciaux de la France durant la crise sanitaire, les membres de l’Alliance 4F (Fret Ferroviaire Français du Futur) ont continué de travailler d’arrache-pied pour formaliser les propositions destinées à nourrir le futur plan de développement du fret ferroviaire que l’Etat doit présenter devant le Parlement d’ici au 1er janvier 2021. Le résultat de ce travail a été dévoilé le 25 juin 2020, soit le lendemain de sa remise à Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’Etat chargé des Transports.

Doubler la part du ferroviaire d’ici à 2030

Ce plan d’action est ambitieux en ce sens qu’il vise à doubler la part du ferroviaire dans les marchandises transportées d’ici 2030. Cela devrait permettre de réaliser 25 milliards d’euros d’économies en externalités (émissions polluantes et sonores, coût des accidents routiers, dégradation des infrastructures, etc) au bénéfice de la société sur la période 2020-2040.

Dans le même temps, les dix axes et trente actions proposées pour favoriser le report modal sont estimées à 13 milliards d’euros d’ici à 2030. Au-delà de l’Etat, les contributeurs financiers pourraient être l’Europe au travers du programme Green Deal et les Régions.

Des investissements pour accompagner le report modal

Parmi ces actions qui constituent autant de leviers pour parvenir à l’atteinte d’objectifs encore plus ambitieux pour le transport combiné rail/route (triplement du trafic d’ici à 2030) figure incontestablement le développement du réseau de plateformes. Aux 35 existantes pourraient, ainsi, s’ajouter 15 autres pour un montant de 450 millions d’euros. La mise au gabarit du réseau est également de la première importante pour favoriser la circulation de trains au gabarit P400 (semi-remorques de 4 m de hauteur). Enfin, "comme les transporteurs sont les prescripteurs du report modal, nous souhaitons au travers de la proposition que nous avons faite que les routiers obtiennent une dérogation de circulation à 46 tonnes au lieu des 44 tonnes existants en pré et post-acheminements", explique Aurélien Barbé, délégué général du GNTC (Groupement National des Transports Combinés).  

Pour l’association Objectif OFP qui note que désormais tous les opérateurs acceptent de travailler ensemble, y compris l’opérateur historique qu’est Fret SNCF, les actions doivent, tout d’abord, donner de la capacité au réseau. C’est la raison d’être des contournements fret (dont celui de Lyon) qui présenteront également l’avantage de redonner des capacités de croissance au trafic voyageurs. Ce sont aussi les travaux de remise en état des lignes capillaires et des voies de service qui produiront leurs effets pour un montant cumulé de 350 millions d’euros. À la plus grande satisfaction du délégué général d’Objectif OFP qui se félicite que " l’utilité de ces infrastructures soit enfin reconnue". Avant d’ajouter "qu’il faut amplifier dans le même temps la digitalisation des trains afin que les clients puissent vérifier en temps réel le bon acheminement de leurs marchandises." 

Actions mises en œuvre dès le second semestre 2020 ?

Parmi les 30 actions proposées par l’Alliance 4F, certaines d’entre elles pourraient être mises en œuvre dès le second semestre 2020 en étant incluses dans le cadre du plan de relance économique de l’Etat. En attendant, les clients du rail souhaitent avant tout que la qualité de service atteinte durant la crise (98 %) perdure à l’heure de la relance.

Au-delà des investissements précités, c’est donc le nouvel esprit collégial des partenaires de l’Alliance 4F qui a prouvé toute son efficacité en temps de crise qui devra être maintenu à l’avenir. Sans doute que les cheminots, au même titre que les transporteurs routiers, auront un immense rôle à jouer dans la réussite de ce report modal annoncé.

Auteur

  • Olivier Constant

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