Fret ferroviaire autonome : le projet Ecotrain obtient sa labellisation

Circulant à la vitesse maximale de 70 km/h, ce matériel monocaisse sera capable de transporter vingt caissons au format palette, ou trente vélos, ou encore cinq voiturettes.

Crédit photo Ecotrain
Le projet de train autonome Ecotrain franchit une à une les différentes étapes devant le mener à une mise en service aux alentours de 2025/2026. La dernière en date concerne sa labellisation par le pôle de compétitivité I-Trans.

Jadis vouées à une fermeture inéluctable, les lignes capillaires fret et voyageurs connaissent un véritable renouveau. De nouvelles solutions technologiques apparaissent en effet pour réduire leurs coûts d’exploitation. Sur ce point, le projet de train autonome Ecotrain semble en passe de devoir constituer un nouvel outil au service de la revitalisation des territoires ruraux.

Disponible en deux versions, voyageurs et fret, Ecotrain a été labellisé le 22 juin 2021 par le pôle de compétitivité I-Trans. Surtout, il est financé désormais puisqu’il bénéficie d’une enveloppe de 8 millions d’euros dans le cadre du plan de relance ferroviaire du gouvernement, ce qui va permettre de développer un pré-démonstrateur, dont une version à vocation fret constituera une première mondiale.

Le chargement sera autonome

Cet engin alimenté sur batteries préfigurera les futures navettes Microfret. Circulant à la vitesse maximale de 70 km/h, ce matériel monocaisse sera capable de transporter vingt caissons au format palette, ou trente vélos, ou encore cinq voiturettes. Le chargement et déchargement des caissons s’effectuera de manière autonome puisque ces derniers seront équipés de roulettes.

La première ligne de test sera située en Région Occitanie, partenaire du programme aux côtés de dix autres dont le constructeur tourangeau Socofer et un grand groupe de logistique.

Les tests devraient débuter sur la ligne capillaire fret Castelsarrasin - Beaumont-de-Lomagne au début de l’année 2023. Puis, la mise en service des navettes pourrait intervenir en 2025/2026 une fois l’homologation obtenue.

Nouvelle logistique durable

"Le seul marché hexagonal pourrait être de l’ordre de 200 navettes fret au cours des dix premières années de commercialisation, ce nombre servant à couvrir les besoins en matériel autonome des 3 000 km de lignes capillaires qui pourraient rouvrir durant cette période", explique Philippe Bourguignon, concepteur du projet.

Avec ces navettes légères, peu agressives pour les voies, le coût de régénération d’un kilomètre de ligne pourrait être de l’ordre de 1,5 M€. Ce sera, sans doute là un des atouts de ce train autonome, les Régions étant appelées à se substituer progressivement à SNCF Réseau pour la gestion des lignes de desserte fine du territoire. Celles-ci voient également dans le projet Ecotrain la possibilité de mettre en œuvre une nouvelle logistique rurale. C’est la raison pour laquelle l’IMT Albi est associé à ce programme. C’est à ce laboratoire en charge de la logistique/internet physique qu’il appartiendra en effet d’analyser l’ensemble des flux logistiques sur un territoire donné. Il reviendra ensuite au logisticien précité dont le nom n’a pas encore été révélé d’organiser les livraisons du dernier kilomètre avec des véhicules zéro émission.

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