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Logistique urbaine : les initiatives de l'Ademe au salon Autonomy

Actu-Transport-Logistique.fr | Supply Chain | publié le : 31.05.2021 | Dernière Mise à jour : 31.05.2021

Tristan Bourvon, ingénieur logistique à l’Ademe au service du transport et mobilité, Paul Roudot, gérant d’Olvo, coopérative de cyclologistique, Christophe Schmitt, directeur des relations institutionnelles d’Heppner, et Julien Darthout, directeur de CPV Associés, pour la Fabrique de la logistique.

Crédit photo Autonomy

A l’occasion du salon Autonomy, qui se déroulait les 19 et 20 mai 2021 en mode digital, l’Ademe organisait une table ronde pour faire le point sur ses actions en matière logistique urbaine.

Pour que la logistique urbaine soit avantageuse pour l’environnement, de nombreux paramètres doivent être réunis. C'est pourquoi l'Ademe accompagne et met en place un certain nombre de dispositifs à destination des particuliers, des entreprises et des collectivités (consultables sur la plateforme Agir pour la transition écologique). 

Parmi les partenaires de ces actions étaient présents à la table ronde de l'Ademe organisée pour le salon Autonomy trois acteurs avec lesquels l'organisme oeuvre. D’abord, Paul Roudot, gérant de la coopérative Olvo, qui officie sur le secteur de la cyclologistique. Puis Christophe Schmitt, directeur des relations institutionnelles d’Heppner, groupe de transport et logistique engagé dans le programme Eve, et enfin Julien Darthout, directeur du cabinet CPV Associés, pour la Fabrique de la logistique, dont il est partenaire et animateur.

Tristan Bourvon, ingénieur logistique à l’Ademe au service du transport et mobilité, a donné en préambule quelques chiffres clés en matière de logistique urbaine. Ce marché représente 500 millions de colis/an livrés en France, 20 % du trafic et 30 à 50 % de la pollution.

Un impact écologique et social

Mis en avant lors de cette table ronde, Olvo, lauréat de l'appel à projet Translog pour le développement d'un logiciel baptisé Pedalo dédié à la cyclologistique. Paul Roudot prévoit de multiples impacts sociétaux et environnementaux dans les 3 ans grâce à l'utilisation des véloscargos : 80 fourgons ou vans de livraison en moins dans Paris, 1 300 tonnes d’équivalent CO2 économisées et 40 livreurs salariés supplémentaires qui bénéficieront d’une rémunération décente et d’une protection sociale. "On adresse une problématique à la fois écologique mais aussi sociale, c’est pourquoi on a fait le choix de la coopérative, avec un statut Scop (Société coopérative). Une personne = une voix. Les salariés possèdent l’entreprise, et surtout le résultat est partagé", explique Paul Roudot.

La coopérative a dû concevoir ce nouvel outil "car la cyclologistique a un certain nombre de particularités qui ne sont pas adressées correctement par les logiciels du marché actuel. Pedalo, était déjà en exploitation, nous l'avions déjà développé depuis un an et demi avant de répondre à l’appel de l’Ademe. Il permettra de faire de l’apport de livraisons par tableurs en masse, programmer des livraisons récurrentes, des navettes." La suite ? Développer en open source, y compris avec d’autres coopératives qui en auront besoin, le monétiser et, à terme, le transférer à une société coopérative d’intérêt collectif. Et pour la communauté, c’est la perspective d’un modèle réplicable dans d’autres villes.

La Fabrique de la logistique, outil collaboratif 

La Fabrique de la logistique est une communauté d’innovation ouverte lancée en partenariat avec CPV avec l’Ademe. Son objectif est d’accompagner le secteur dans la transformation et les besoins d’innovation en travaillant collectivement. "L’idée est de travailler avec des ressources qui sont plutôt ouvertes, qu’on appelle des communs, et de les mettre à disposition pour faire face aux défis gouvernementaux et technologiques de demain", explique Julien Darthout, directeur du cabinet CPV Associés.

Une réflexion est menée afin de porter à la connaissance des acteurs des informations liées aux réglementations de circulation spécifiques avec des outils simples d’accès et interconnectés. Les collectivités sont très engagées dans ce projet. Chaque communauté est portée par un acteur, comme la Région Ile-de-France par exemple. Ouverte à tous, la Fabrique doit agréger un maximum de contributeurs pour être efficace.

Un outil d’aide à la décision est également en cours de développement pour permettre aux acteurs de choisir en fonction du type de véhicule quels sont les impacts des solutions adoptées.

1 200 tonnes de CO2 économisées

"Heppner est engagé depuis longtemps dans la transition énergétique. On a participé au programme Eve quasiment depuis sa création puisqu’on a signé la charte Objectif CO2 en 2010, relate Christophe Schmitt, qui préside aussi la commission logistique de l’Union TLF. Il a fallu qu’on s’intéresse à de nouvelles formes de distribution car les agglomérations attendent de nous, les transporteurs, que l’on s’engage dans ce type de réflexion. A l’intérieur des villes on développe toutes les solutions qui permettent d’utiliser les zones à faibles émissions (ZFE) : des véhicules électriques, pourquoi pas des hôtels logistiques, des vélos cargos."

Heppner a réalisé 12 % de baisse des émissions, économisé 1 200 tonnes de CO2, et à la fin 2019 disposait de 5 % de flotte propre Euro 6, donc en Critair 2. La stratégie du transporteur pour l'avenir, c’est 25 % de la flotte 0 émission ou très faible, puis 50 % en 2025, 70 % en 2030, pour atteindre les 100 % en 2050.

Fausses bonnes idées et ressources véritables

Parallèlement le groupe mise sur la multimodalité : le ferroviaire et le fluvial, secteurs qui se développent fortement pour les flux interurbains. "Mais de fausses bonnes idées émergent en ce moment, alerte Christophe Schmitt. On peut même avoir des craintes sur la volonté d’aller vers du tout électrique alors que l’on sait que cela ne sera pas au point avant 10 ans. Cela freine le développement des autres énergies comme le gaz, par exemple, qui est plutôt mal vu alors que la France est quasiment le plus gros pays agroalimentaire au monde et que les déchets de cette industrie pourraient produire de l’énergie largement suffisante pour la logistique. Mais on n’a pas aujourd’hui sur le marché les véhicules qu’il faudrait."

Auteur

  • Marie-Helen Gallon

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