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Dorothee Bär, secrétaire d'État allemande : "Nous voulons renforcer la coopération avec d'autres pays européens, dont la France"

Supply Chain Magazine | Supply Chain | publié le : 26.06.2017

Dorothee Bär, secrétaire d'État parlementaire du ministère fédéral allemand des Transports et des Infrastructures numériques, en visite à Paris.

Crédit photo Tobias Koch

De passage à Paris dans le cadre d'un voyage de 5 jours en France, Dorothee Bär, la secrétaire d'État parlementaire du ministère fédéral allemand des Transports et des Infrastructures numériques, répond à nos questions sur l'objectif de cette visite et sur les projets de coopération logistique entre la France et l'Allemagne. 

Supply Chain Magazine : Ce déplacement à l'étranger, pour aller à la rencontre des entreprises, est-il habituel ou est-ce une démarche nouvelle du ministère des Transports fédéral ?

Dorothee Bär : En fait, nous avons déjà effectué de nombreux déplacements au cours des dernières années, mais cela avait toujours concerné des pays en dehors de l'Europe. Avec comme principal objectif de vendre les solutions et les services logistiques développés par l'Allemagne, et de démontrer que l'Allemagne est le champion de la logistique, ce qui a d'ailleurs été confirmé par l'indice de performance logistique de la Banque Mondiale.

Aujourd'hui, nous y ajoutons une démarche supplémentaire qui vise à renforcer la coopération avec d'autres pays à l'intérieur de l'Europe afin que celle-ci soit à même de rivaliser, en termes de performances dans la logistique et le transport, avec les États-Unis et la Chine. Il est allé de soi que le premier pays que nous voulions visiter dans cette perspective était la France, qui est à la fois l'un de nos proches voisins et notre allié le plus important. 
 

SCM : Quelles entreprises et organisations avez-vous rencontrées durant cette semaine ?

D. B. : Lundi, nous avons rendu visite à des groupes automobiles tels que PSA et Renault, à Roissy Développement et Euro-Carex, mais aussi à une start-up de la robotique, Softbank Robotics. À Paris, nous avons également visité les installations utilisées pour la logistique urbaine fluviale pour Franprix et nous avons rencontré les représentants d'Afilog, du Groupement national des transports combinés (GNTC), de SNCF réseau et du Rolling Lab de Paris&Co.

Nous avons poursuivi notre voyage vers Lyon (ndlr : avec notamment le Pil'es, le pôle d'intelligence logistique et le pôle de compétitivité LUTB Transport & Mobility Systems) et Marseille (en particulier le port et le cluster PACA Logistique), car il est important de visiter également des pôles régionaux. Nous avons vu également des entreprises et des initiatives dans le domaine du numérique. (...)
 

SCM : Avez-vous rencontré des représentants du ministère des Transports ? Quelles sont les bases actuelles de la coopération entre les deux pays en matière de logistique ? 

D. B. : Nous avions prévu mardi un rendez-vous avec le secrétaire d'Etat au numérique, Mounir Mahjoubi, mais il a été décommandé lundi. Cela dit, le principe d'une rencontre prochaine est arrêté. Et notre ministre, Alexander Dobrindt, a déjà rencontré son homologue française Elisabeth Borne. Jusqu'à présent il n'y avait pas réellement de priorités ou d'axes forts de coopération entre nos deux pays en matière de logistique. Je suis assez fière d'annoncer tout de même que nous avons signé l'année dernière, avec l'ancien ministre des transports, Alain Vidalies, un accord de principe sur la mise en place d'un site routier d'expérimentation transfrontalières en conditions de trafic réel sur le numérique (mobilité, 5G, platooning), sur l'autoroute A9 entre la France et l'Allemagne (à partir de Metz). 


SCM : Vu de France, l'Allemagne est souvent considérée comme un modèle en matière de logistique. Néanmoins, avez-vous repéré des réalisations françaises dont vous pourriez-vous inspirer ? 

D. B. : Bien sûr. J'ai par exemple été très impressionnée par ce qui nous a été présenté en matière de logistique urbaine avec Franprix sur la Seine. En Allemagne, nous avons beaucoup de villes qui sont traversées par un fleuve ou une rivière et où nous pourrions davantage utiliser la navigation fluviale pour desservir les centres villes. J'ai l'impression que ce que vous faites sur la Seine est bien plus avancés que ce que nous faisons sur le Rhin, le Main ou la rivière Isar à Munich.


SCM : L'initiative France Logistique 2025, qui vous a été présentée mardi par Afilog, s'est largement inspiré du "Master Plan" logistique lancé par l'Allemagne en 2010. Comment cette démarche a-t-elle évolué en Allemagne ?

D. B. : C'est un document qui a connu une mise à jour, et même une sorte de refonte. Il ne s'agit plus d'un document statique, nous essayons d'en faire quelque chose de vivant pour permettre de suivre les évolutions, d'y apporter des adaptations. Si bien que certaines tâches dont nous nous sommes acquittés sont marquées comme telles, ce qui permet également de voir l'avancement des travaux. Nous avons mené par exemple dernièrement un projet visant la configuration des quais de chargement des plates-formes logistiques et lancé quelques études, sur les vélos cargo ou sur la sécurité/sûreté des chargements par exemple. Nous venons également de boucler un plan des infrastructures fédérales de transport à l'horizon 2030. 

Auteur

  • Jean-Luc Rognon

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