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50 ports à travers le monde déjà affectés par les changements climatiques

Actu-Transport-Logistique.fr | Maritime | publié le : 19.12.2019 | Dernière Mise à jour : 19.12.2019

La réduction des émissions passe par l’électrification des terminaux, le développement de capacités de recharge à quai ou d'infrastructures d’approvisionnement des navires en GNL ou en hydrogène.

Crédit photo DR

50 ports à travers le monde sont déjà affectés par les changements climatiques. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par l’association internationale des ports maritimes IAPH.

50 ports à travers le monde sont déjà affectés par les changements climatiques. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par l’association internationale des ports maritimes IAPH pour le compte de l’initiative "Navigating a changing climate" (NaCC). Selon cette étude, les deux tiers des ports interrogés assurent avoir connu au cours des derniers mois des périodes d’inactivité de 6 à 72 heures liées aux conditions climatiques.

Des périodes d'inactivité inquiétantes

Plus de la moitié des ports interrogés considèrent ces périodes d’inactivité "inquiétantes" ou "critiques". Un cinquième des ports interrogés assure par ailleurs avoir du ou devoir mener des travaux d’assainissement ou de réfection d’un montant de 100 000 à un million de dollars (90 000 à 900 000 euros), liée à la recrudescence des tempêtes et autres incidents climatiques. 

Les conclusions de cette enquête confirment celles d’une autre étude menée cette fois par l’organisation des ports maritimes européens Espo. Selon l’Espo, 47 % des ports européens assurent avoir subi en 2019 des variations d’activité liées au changement climatique, soit 6 % de plus que l’an passé. Là aussi, de plus en plus de ports (62 % en 2019 contre 59 % en 2018) sont obligés d’engager des travaux en vue de résister aux intempéries.

Les émissions des navires

L’activité portuaire ne serait, selon des estimations de l’OCDE, responsable que de 15 % des émissions nocives liées aux transports maritime. L’essentiel -70 %- est lié aux émissions des navires. "Pourtant, nous devons agir, estime la cheffe de l’Espo, Isabelle Ryckbost. Nous pouvons rendre les processus à terre plus verts et prier les acteurs présents dans les ports de décarboniser leur activité."

Trois bons élèves

Pour l’heure, seuls trois ports au monde -Rotterdam, Anvers et Aarhus au Danemark- se sont fixés comme objectif d’approcher le niveau de zéro émission d’ici 2030.

Rotterdam entend même parvenir en trois étapes à zéro émission d’ici 2050, ce qui ne sera pas sans conséquences pour l’Allemagne : un quart des biens transitant par le port de Rotterdam sont destinés à l’Allemagne ou originaires de République Fédérale. En Allemagne, le port de Hambourg s’est fixé comme objectif de réduire de moitié ses émissions d’ici 2030 par rapport à 2018, soit 100 000 tonnes de CO2 de moins par an.

La réduction des émissions portuaires passe par l’électrification des terminaux, une meilleure efficience énergétique, le développement de capacités de recharge des batteries pour les navires à quai ainsi que des infrastructures permettant d’approvisionner les navires en GNL ou en hydrogène.

Auteur

  • Nathalie Versieux

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