Le chinois BYD lance ses voitures hybrides rechargeables en Europe

En dépit du tassement en Europe du marché des véhicules électriques, le premier constructeur chinois sur ce marché maintient son projet de construire une deuxième usine en Europe et mise sur les modèles hybrides. Monaco Stella Li, la vice-présidente du constructeur chinois, en a fait part

Le constructeur chinois de véhicules électriques, leader mondial des ventes du segment avec 3,02 millions d'unités vendues, porte un grand intérêt au marché européen, ne serait-ce que pour éponger les surplus qu'il a du mal à écouler sur son marché domestique. Le premier navire qu'il a affrété pour assurer ses exportations, encore marginales avec 242 765 unités l'an dernier, a opéré sa première livraison en Europe avec 3 000 voitures à bord.

BYD Europe, qui a son siège aux Pays-Bas, a été de surcroît la première succursale à l'étranger tandis que BYD France a été créé en 2017.

Par la voix de Monaco Stella Li, la vice-présidente du constructeur chinois, en charge de l'Europe et de l'Amérique, qui s'est exprimé dans le cadre du Salon monégasque de l'automobile de prestige, Top Marques, le constructeur automobile a indiqué qu'il maintenait ses projets.

Le marché européen manifeste quelques difficultés à absorber l'offre de véhicules électriques, dont témoigne l'encombrement des terminaux rouliers européens, ceux de Zeebrugge et Bremerhaven notamment.

"Notre usine hongroise doit commencer à produire à la fin de l'année prochaine. […] Nous continuons à chercher le site adéquat, et quand le temps sera venu, nous investirons dans une deuxième usine", a indiqué la représentante européenne du groupe.

Le pari des hybrides rechargeables

Face à des ventes électriques qui se tassent plus ou moins selon les pays européens, la marque lance aussi des voitures hybrides rechargeables (PHEV), comme le SUV Seal U DM-i, qu'elle a présenté à Top Marques.

Les hybrides rechargeables ont représenté la moitié des ventes de BYD dans le monde en 2023, soit 1,5 million de véhicules.

Ce type de modèle est très critiqué pour son poids excessif et sa consommation d'essence importante, in fine, s'il n'est pas rechargé. Il doit convaincre les "consommateurs qui, à court terme, restent préoccupés par le réseau de recharge électrique et la peur de la panne", selon la dirigeante.

Possibles barrières douanières

Le discours critique de l'Europe sur l'automobile chinoise (ouverture d'une enquête approfondie) ne nuit pas aux marques comme BYD, assure-t-elle. "Cela prouve que les voitures chinoises sont de bonne qualité et compétitives, accessibles. Si elles étaient mauvaises, qui s'en préoccuperait ?"

Et si l'Union européenne renforce les barrières douanières pour éviter l'importation de véhicules chinois, suivant en cela les États-Unis, "elles nuiront aux consommateurs européens en les empêchant d'accéder à ces technologies à un bon prix", assure-t-elle.

La marque doit présenter dans "les deux prochaines années" des modèles d'entrée de gamme sur le marché européen.

La rédaction (avec l'AFP)

>>> Lire aussi : Le premier porte-voitures du constructeur automobile BYD a opéré sa première livraison en Europe

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