Deux nouveaux navires sanctionnés pour commerce avec le Venezuela

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Deux pétroliers ont été ajoutés à la liste noire de l'Office of Foreign Assets Control pour commerce présumé de pétrole avec le Venezuela.

« Les États-Unis réaffirment que l'exploitation des actifs pétroliers du Venezuela au profit du régime illégitime du président Nicolas Maduro est inacceptable et que ceux qui facilitent une telle activité risquent de perdre l'accès au système financier américain », avait rappelé il y a plusieurs semaines l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), département sous tutelle du Trésor américain.

L’administration américaine vient de mettre à l’amende les pétroliers Euroforce et Delos Voyager pour avoir livré du pétrole vénézuélien à la Chine au début de l'année. Selon les autorités américaines, ces navires font partie d'un « complot mexicain qui implique plusieurs sociétés au Mexique, au Royaume-Uni et à Singapour ».

Les sanctions ont en revanche été levées pour les Athens Voyager et Chios I, deux des quatre navires placés sur liste noire début juin. La société grecque Dynacom Tankers Management, qui exploite ce dernier, a déclaré la semaine dernière qu’elle s'abstiendrait de faire des affaires avec le Venezuela jusqu'à ce que « le président du pays, Nicolás Maduro, ne soit plus au pouvoir ».

Retour des sanctions commerciales, quels impacts sur le transport maritime ?

Selon Reuters, l'exportation de pétrole, principale source de revenus du Venezuela (750 Md$ entre 2004 et 2015), est tombée à son plus bas niveau en 17 ans, depuis l'introduction des sanctions. La production y a chuté en mai à des niveaux inédits depuis près de 80 ans, une dégringolade qui alimente l'effroyable crise économique qui y sévit. L'OPEP indique dans son dernier rapport mensuel que le Venezuela a pompé chaque jour en mai 54 000 barils de moins qu'en avril, tombant à un total de 570 000 barils par jour (b/j). Le secteur pétrolier vénézuélien produisait 3,2 millions de barils/jour (Mbj) il y a douze ans encore. Jusqu'à 2018, le pays sud-américain expédiait 500 000 b/j de brut aux États-Unis et importait 120 000 b/j de pétrole léger et d'additifs nécessaires au raffinage. Mais en avril 2019, l'administration Trump a mis en place un embargo sur le pétrole vénézuélien particulièrement draconien.

 L'année dernière, les États-Unis avaient frappé de la même manière des filiales de Cosco pour avoir transporté du pétrole iranien, dont Cosco Shipping Tanker (Dalian). L'annonce avait mis en ébullition les courtiers maritimes et les affréteurs, contraints d’annuler des réservations de pétroliers de ces armateurs pour les remplacer par des navires appartenant à d’autres compagnies. Par crainte d’être elles-mêmes sanctionnées, de nombreuses entreprises non américaines avaient ensuite préféré ne plus avoir recours à leurs services. D’ou une quête frénétique de pétroliers qui a fait bondir de 28 % les tarifs d’affrètement. 

La rédaction

 

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