Ligne Perpignan-Rungis : un dossier qui se hâte lentement

Fret SNCF souhaite conserver la traction du train de primeurs Perpignan-Rungis.

Crédit photo OC
Les évolutions du dossier liés au train de primeurs Perpignan-Rungis continuent de ne pas répondre aux attentes des tenants du maintien d’une solution ferroviaire. 

Les réunions peuvent s’enchaîner – la dernière en date ayant eu lieu le 11 septembre – le devenir du train de primeurs Perpignan-Rungis est toujours marqué d’une forte incertitude. Ce qui a le don d’exaspérer les tenants du maintien d’une solution ferroviaire.

La SNCF se retire en tant qu’opérateur

À commencer par la Région Occitanie qui, par l’intermédiaire de sa présidente, Carole Delga, dénonce la lenteur du processus. "Cela fait plusieurs mois que j'interviens fermement pour défendre le maintien de la ligne de fret Perpignan-Rungis. L'urgence climatique nous rappelle tous les jours à notre responsabilité. Alors que d'un côté le gouvernement a annoncé une reprise de la liaison en novembre, de l'autre la SNCF, dont l'État est l'unique actionnaire, n'apporte aucune réponse fiable aux transporteurs, et ce malgré une expression claire des besoins de la part des acteurs de la filière fruits et légumes. Ce fut encore le cas aujourd'hui (le 11 septembre 2019 – NDLR) lors de cette réunion à Paris. Donc ça suffit ! La SNCF doit arrêter de faire semblant et enfin proposer, pour le court terme, une offre de service permettant de relancer le Perpignan-Rungis"

La dernière réunion en date a, cependant, apporté une première confirmation. Celle de la SNCF de ne plus être l’opérateur du train à partir du 1er novembre 2019, date de la relance éventuelle du service. Cela signifie très clairement que ce rôle pourrait donc revenir à des entreprises privées. Mais ces dernières accepteront-elles d’investir entre 20 et 30 millions d’euros (M€) pour doter la liaison de nouveaux wagons ? Une seconde confirmation a porté sur la traction du train quotidien. Fret SNCF souhaite la conserver. 

Trois options

Au-delà du remplacement effectif du parc wagons – voire de leur énième révision – d’autres options sont plus que jamais sur la table. 
Ainsi, le service pourrait être transformé en transport combiné. Pas sûr, toutefois, que cette solution puisse être mise en œuvre dans des délais aussi courts. Il pourrait être également envisagé la création d’une autoroute ferroviaire entre Barcelone, Perpignan et Rungis. VIIA confirme travailler sur le sujet mais à un horizon de trois ans. Enfin, une troisième solution, à priori la plus rapide à mettre en œuvre, consisterait en la création d’un train mixte associant du trafic conventionnel à des caisses mobiles.  

Une nouvelle réunion fixant les modalités précises du redémarrage de la ligne – à titre transitoire - a été programmée au 23 septembre 2019. 
Et Jean-Luc Gibelin, vice-président de la Région Occitanie en charge des transports de prévenir à l’issue de la dernière réunion en date : "Il nous reste un mois et demi pour aboutir. Nous ne lâcherons pas. Je serai là, à Perpignan, le 1er novembre pour voir repartir le premier train, conformément aux engagements de la ministre"

 

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