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Labaronne-Citaf ou le flux tendu de la citerne souple

Logistiques Magazine | Supply Chain | publié le : 08.03.2017

Citerne souple de 10 m3 au Cameroun.

Crédit photo © Solidarités International

L’entreprise expédie chaque année 3 000 citernes souples à travers le monde, toutes fabriquées sur mesure. Mais le plus gros de son chiffre d’affaires concerne les organisations humanitaires, pour qui elle stocke, sans obligation d’achat, des centaines de kits.

Il y a 50 ans, André Labaronne créait la première citerne souple en Algérie. Aujourd’hui, Labaronne-Citaf, spécialiste des stockages souples de liquides basée à Pont-Evêque, à côté de Vienne (Isère), enregistre un chiffre d’affaires de 7 millions d’euros. Il y a quelques mois, l’entreprise annonçait un nouveau produit innovant : une citerne souple de 2 000 m3.

L’occasion pour Logistiques Magazine de s’interroger sur la logistique de ces produits particuliers, destinés aussi bien à des particuliers qu’à des collectivités, des entreprises des secteurs agricole, industriel ou BTP, ou encore à des organisations humanitaires internationales.

Impossible de produire en avance

Ces citernes souples, structures en tissu polyester haute résistance, permettent de stocker et de transporter toutes sortes de liquides. Elles sont utilisées notamment pour les réserves d’eau recommandées dans la sécurité incendie des bâtiments, ou pour l’approvisionnement en eau potable de certaines zones… la contrainte : la grande majorité exige une fabrication sur mesure.

Il est donc impossible de produire en avance, la fabrication ne se déclenchant qu’au moment de la commande.  "Nous expédions chaque année 3 000 de nos produits à travers le monde, aussi bien par container, par avion, par affrètement, que par express ou par messagerie…", détaille Thomas Seneclauze, directeur de production et des achats de Labaronne-Citaf.

La production comme la logistique se gèrent dans un bâtiment de 8 000 m2, composé de deux cellules sans poteau. Les approvisionnements en bobines de tissus et équipements idoines (vannes, robinets, etc.) se font dans celle dédiée à la production, qui s’étend sur 6 000 m2.

Limiter le vide transporté au maximum

Entre le moment où la commande est passée et celui où la marchandise est livrée, il s’écoule en moyenne 2 à 3 semaines. "Mais nous devons parfois gérer des urgences : il est arrivé par exemple de devoir fabriquer et livrer une citerne en une journée, avec un enlèvement qui s’est fait par hélicoptère, à destination de La Corse, où il y avait des incendies à maîtriser et donc de l’eau à stocker en urgence à proximité", se souvient le directeur des opérations.

Une fois les citernes fabriquées, elles sont emballées selon leur taille  – de 10 à 2 000 m3 –, en carton ou dans des caisses en bois, avec l’impératif de limiter le vide transporté à 5 %. "Comme nous expédions beaucoup en mode aérien, la notion de place est très importante", explique le directeur de production. Les colis sont ensuite étiquetés, les bons de livraison imprimés.

Trois chariots élévateurs permettent d’acheminer les marchandises vers les camions, "dont un dédié aux citernes de 2 000 m3, beaucoup plus lourdes que les autres, qui nécessitent, de plus, du matériel de manutention spécifique pour les descendre de la table de fabrication par exemple".

Stockage gratuit pour l'humanitaire

Autre exception, qui pourtant concerne 12 % du chiffre d’affaires de l’entreprise, soit la part la plus importante si l’on compare aux autres clients de l’entreprise : les demandes des organisations humanitaires.

"Pour elles, il est souvent impossible d’attendre 3 semaines, explique Thomas Seneclauze. Nous nous engageons donc pour elles à stocker pendant deux ans renouvelables une centaine de « kits » comprenant la citerne, pelle et pioche, robinets et vannes, et tout l’équipement nécessaire à l’utilisation de la citerne, conçue sur mesure à leur demande, afin de pouvoir les envoyer dès qu'elles en ont besoin."

Le stockage de ces kits, qui contiennent des citernes de petite capacité, occupe environ 200 m2 du bâtiment, avec un peu moins de 10 références différentes, correspondant au nombre d’organisations avec lesquelles l’entreprise travaille.

Depuis les années 1970, où Labaronne-Citaf a commencé à travailler avec, entre autres organisations onusiennes, Médecins Sans Frontières, la Croix-Rouge, le process a toujours été le même : "nous stockons pour eux, sans surcoût et sans engagement d’achat. C’est notre façon de les soutenir dans leurs actions de terrain".

Auteur

  • Éloïse Leydier

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