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Achats de fin d'année : une étude prévoit 2,1 Mds de pertes pour les e-commerçants

Actu-Transport-Logistique.fr | Supply Chain | publié le : 24.11.2022 | Dernière Mise à jour : 24.11.2022

Shopping online during holidays. Ordering Christmas gifts. Using

L’étude prévoit, paradoxalement, une hausse de 50 % du nombre de commandes par rapport à 2021. Ce qui laisse à penser que le panier moyen sera en très nette baisse.

Crédit photo kite_rin - stock.adobe.com

Les consommateurs français prévoieraient cette année de réduire de 11,5 % leurs achats de Noël et à l’occasion du Black Friday, ce qui équivaudrait à une perte, pour les commerçants, de 2,1 milliards d’euros cumulés. Neuf entreprises sur dix seraient concernées par cette baisse de commandes.

Les fêtes de fin d’année ne seront pas rose pour tout le monde, semble-t-il, en cette fin d’année, en tout cas pour ce qui concerne les achats non essentiels à l’occasion de Noël et du Black Friday. C’est une étude commandée par ShipStation et Packlink, solutions de livraison destinées au e-commerce, qui révèle des chiffres assez alarmants : les prévisions d’achat des consommateurs français seraient ainsi en baisse de 11,5 % par rapport à l’an passé, pour 61,5 % du panel interrogé (58 % au global). Soit une perte de 2,1 milliards d’euros pour les e-commerçants… L’inflation est passée par là, citée par 32 % des personnes interrogées. Et une certaine inquiétude pour une personne sur trois, qui pense que la crise pourrait durer.

"La hausse de l'inflation et la crise ont un impact significatif sur l'économie et cela n'affectera pas seulement les habitudes de consommation, mais aussi les stratégies des commerçants qui tentent de maintenir leurs coûts à un niveau bas, souligne Roland Buquet, directeur des ventes chez Packlink. L’enjeu est grand, car il s’agit traditionnellement de la période d'achat la plus importante de l'année. Les vendeurs qui tireront leur épingle du jeu seront ceux qui auront anticipé cette baisse, en s’appuyant par exemple sur des solutions technologiques." 32 % des Français interrogés pourraient même se passer totalement des dépenses non alimentaires.

Un équation compliquée

Une équation qui s’avère en effet compliquée à résoudre pour les e-commerçants. Certains ont déjà anticipé la situation en appliquant une hausse des frais de livraisons pour 35 % d’entre eux, un allongement des délais de livraison (pour 26 %) ou encore la suppression des retours offerts, pour 10 %, alors même que c’est précisément sur les critères de coûts, de rapidité de livraison et des frais de retours que les consommateurs définissent leurs choix.

L’étude a été menée par Auctane, société d’exploitation de Packlink et de ShipStation, et par le cabinet de de conseil en commerce de détail Retail Economics sur un panel de 8 000 consommateurs dans 8 pays différents : la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, les Etats-Unis, le Canada et l’Australie.

Une hausse des volumes de 50 %

Malgré tout la France ne s’en sort pas si mal, puisque cette baisse de consommation atteindrait - 22 % chez nos voisins anglais. D’ailleurs question volumes, l’étude prévoit, paradoxalement, une hausse de 50 % du nombre de commandes par rapport à 2021. Ce qui laisse à penser que le panier moyen sera en très nette baisse. Les secteurs concernés par celle-ci sont surtout les vêtements (29 %), le mobilier (24,5 %) et les jouets (21 %). En France les appareils électroniques sont moins touchés, avec seulement 17 % de recul prévu (contre 22 % en moyenne), tout comme les produits de santé ou de beauté (18 %), le bricolage et le jardinage (16,5 %).

La solution ? Tout comme pour Roland Buquet de Paclklink, Mélanie Albiger, directeur France de ShipStation, considère qu’il est "essentiel pour les commerçants d’anticiper de façon mesurée la période de fin d’année 2022Les consommateurs sont conscients de la récession qui se profile et leurs dépenses seront bien plus réfléchies que les années précédentes. Les e-commerçants devront ainsi mettre l’accent sur leur parcours client et soigner chaque étape du processus d’achat, dont leur politique de livraison, s’ils souhaitent rester attractifs auprès des consommateurs". Au risque de perdre les clients les plus en difficulté qui pourraient privilégier l’achat en magasin. 

Auteur

  • Marie-Helen Gallon

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