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Les camions exclusifs B100 éligibles au Critair’1

Actu-Transport-Logistique.fr | Routier | publié le : 08.04.2022 | Dernière Mise à jour : 08.04.2022

Pascal Urano, directeur de Truck Location, avec le premier camion MAN exclusif B100 immatriculé en France;  

Crédit photo GH

Le président Emmanuel Macron indique que les camions roulant avec du 100 % colza estampillés B1 (exclusifs B100) seront bientôt autorisés à rouler dans les zones à faibles émissions ( ZFE).

La crise ukrainienne a ravivé l’intérêt pour des solutions énergétiques alternatives aux énergies fossiles. Lors du 76è congrès de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) qui s’est tenu le 30 mars dernier, le président Emmanuel Macron a indiqué que les véhicules exclusifs B100 seront éligibles au Crit’Air 1. "Le Crit’Air 1 sera attribué aux véhicules qui roulent en permanence au B100. C’est attendu et c’est un point très important parce que c’est un élément qui reconnaît le rôle des biocarburants et qui permet de continuer à encourager la filière", a-t-il indiqué.

En campagne

L’annonce, qui était attendue sur le salon de l’Agriculture, est finalement intervenue quelques semaines plus tard, en pleine campagne électorale. Le président-candidat a fait cette déclaration alors qu’il était interrogé sur la politique qu’il pourrait mettre en place pour que l’agriculture contribue à la souveraineté énergétique française et européenne. Cette annonce devra désormais être confirmée par la publication d’un texte réglementaire au Journal Officiel.

Les réactions à cette annonce n'ont pas tardé. "Les transporteurs qui exercent dans les zones à faibles émissions (ZFE) devraient donc avoir une nouvelle alternative autre que le gaz ou l’électrique pour circuler dans ces zones", se réjouit la FNTR dans un communiqué de presse.

Des cuves dédiées

Pour l’instant, seuls les constructeurs Renault Trucks, Volvo Trucks et MAN proposent des véhicules B100 exclusifs (ou B1), sachant que Scania a fait une demande d’homologation. Les autres constructeurs ont fait l’impasse sur ce carburant spécifiquement franco-français qui nécessite certains aménagements spécifiques, à commencer par l’installation de cuves dédiées sur le parc des transporteurs (et certains aménagements dans le cadre d’un retrofit pour les véhicules natifs Diesel).

Ce carburant entraîne une surconsommation d’environ 5 % (moyenne constatée par Saipol distributeur de l’Oleo100 sur les 3 000 camions qui l’utilisent actuellement). Le surcoût d’achat d’un camion B100 est estimé à 1 000 euros environ par rapport à un véhicule Diesel, auxquels il faut rajouter le coût d’un boîtier garantissant un usage exclusif. Celui de MAN est par exemple estimé entre 3 000 et 5 000 €. Les coûts d’entretien d’un camion B100 sont équivalents à ceux d’un véhicule Diesel mais l’intervalle est réduit de moitié. Sinon le coût du B100 est calqué sur celui du gazole.

Pour les points positifs, la certification B1 (B100 exclusif), donne droit au suramortissement (jusqu’en 2030), ce qui permet de récupérer 40 000 € sur un véhicule vendu à 100 000 € (soit 10 000 € euros d’impôt économisé ou de déficit fiscal reportable). Autre point positif, les distributeurs comme Saipol se chargent de régler directement la TICPE qui n’est donc pas avancée par les utilisateurs.

Auteur

  • Grégoire Hamon

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