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Marseille-Fos : les start-up ont 3 mois pour bâtir le port du futur

Actu-Transport-Logistique.fr | Maritime | publié le : 12.10.2018 | Dernière Mise à jour : 12.10.2018

(de g. à dr.) Pascal Peres, directeur du développement territorial d’EDF en région PACA, Emilie Cazzato, responsable du développement commercial de Naval Group, Eric Brioist, directeur de la manutention de la Méridionale, Marie Canton, Les Terrasses du Port, et Rajesh Krishnamurty, directeur central exécutif IT chez CMA CGM.

Crédit photo NBC

De février à avril 2019, sept start-up plancheront sur le port du futur en expérimentant des innovations sur le port de Marseille-Fos relatives à la cybersécurité, la sortie des conteneurs et des remorques ou encore les énergies. Sept grandes entreprises françaises, dont le port de Marseille-Fos, ont lancé à chacune un défi pour cette première édition du Smartport Challenge.

Naval Group, Les Terrasses du Port, La Méridionale, EDF région PACA, CMA CGM, Interxion et le port de Marseille-Fos ont lancé sept défis technologiques à des start-up, le 10 octobre dernier, au Palais de la Bourse de Marseille. Cette première édition du Smartport Challenge, qui s’inscrit dans la démarche du French Smartport in Med, vise à développer des solutions innovantes pour construire le port du futur.

CMA CGM veut faire sortir les conteneurs dans un délai optimal 

Face à la croissance des volumes conteneurisés sur les terminaux, CMA CGM a décidé de prendre à bras-le-corps ce sujet en vue d’améliorer la sortie des camions porte-conteneurs. "L’enjeu de notre challenge consiste à faire sortir les conteneurs dans un délai optimal", avance Rajesh Krishnamurty, directeur central exécutif IT chez CMA CGM. Les algorithmes sont devenus le sésame pour améliorer la fluidité du passage à quai des marchandises.

Après avoir inauguré en 2017 un portail fret afin de dématérialiser la documentation, la Méridionale invite les start-up à concevoir une interface communicante pour améliorer la gestion des tournées d’un transporteur grâce à un tag RFID positionné sur la main des remorques. À la clé, économie de carburant et fluidité améliorée. D’après le directeur de la manutention de la Méridionale, Eric Brioist, cette innovation éviterait chaque jour l’équivalent de 25 h de roulage sur le terminal.

Cybersécurité et photovoltaïque

Déclinaison portuaire des smart cities, le Smartport se veut également un port plus vert et plus sûr. Ainsi, Naval Group propose aux start-up un challenge pour prévenir les ports contre la cybermenace. "Le défi consiste à élaborer une méthode visant à cartographier l’ensemble des éléments techniques numériques portuaires", explique Emilie Cazzato, responsable du développement commercial de Naval Group. L’ex-DCNS qui se diversifie depuis une dizaine d’années dans les activités civiles a probablement des compétences à apporter sur le déploiement du courant de quai dans les ports de commerce, les bâtiments militaires en escale sur la base navale utilisant cette technologie depuis des années.  

"Le défi que nous lançons vise à travailler sur le raccordement des navires en intégrant du photovoltaïque et également du stockage d’énergie. L’idée étant de travailler sur le pilotage de ce dispositif", explique Pascal Peres, directeur du développement territorial d’EDF en Région PACA. Également partie prenante au Challenge, la société Interxion propose aux start-up de travailler sur un système d’alerte des batteries entrant dans l’exploitation de ses data centers. Le centre commercial des Terrasses du Port entend tirer parti de sa position stratégique, à l’interface entre la ville et le domaine public maritime, pour mieux informer les voyageurs ferries et croisières sur les mouvements de navires et activités culturelles.

Éco-calculateur sur un transport door-to-door

Membre fondateur du French SmartPort in Med, aux côtés de la Chambre de commerce et de l’université d’Aix-Marseille, le port de Marseille-Fos a également lancé un défi technologique aux entreprises portant sur la conception d’un éco-calculateur sur un transport door-to-door. Plusieurs PME se sont montrées intéressées par ces défis, certaines envisageant même des voies de collaboration à l’image de Smart’N’Go, start-up spécialiste du routage maritime, de See’Up ou de data2i, qui conçoit des solutions logicielles dans le domaine de l’intelligence artificielle.

Les entreprises ont jusqu’au 30 novembre prochain pour faire acte de candidature. Sélectionnés en décembre par un jury de professionnels, les lauréats remporteront chacun 15 000 € et auront trois mois pour développer leurs solutions avec l’appui des grands groupes, de l’équipe du Smartport, mais également de l’appui de Lab de thecamp, campus européen inauguré il y a un an à Aix dédié à la co-création dans les domaines de la mobilité, du changement climatique, de l’énergie, de l’alimentation.     

Auteur

  • Nathalie Bureau du Colombier

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