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Le port de Marseille-Fos veut "gagner en soutenabilité sans perdre en attractivité"

Actu-Transport-Logistique.fr | Maritime | publié le : 02.07.2018 | Dernière Mise à jour : 02.07.2018

De g. à dte : Ch. Seguinot, directeur technique de la Méridionale, D. Robin directeur d’Air PACA, F. Rychen, maître de conférence à l’université d’Aix-Marseille, Ch. Cabau Woehrel, présidente du directoire du port de Marseille-Fos, et J.-F. Suhas, chargé du Smartport à la Chambre de commerce et d’Industrie de Marseille-Provence.

Crédit photo NBC

Les professionnels portuaires phocéens étaient réunis le 20 juin dernier au palais du Pharo, à l'occasion de l’assemblée générale de l’Union maritime et fluviale de Marseille Fos. Au sein des préoccupations notamment, la réduction de la pollution, les services fluviaux ou encore la navette ferroviaire vers la Suisse…

Réduction de la pollution des navires, regroupement des services administratifs sur le port, conflits sociaux des cheminots, projet stratégique du port, sans oublier la nécessaire amélioration des services fluviaux et le démarrage prochain d’une navette ferroviaire vers la Suisse… autant de sujets d’actualité qui animaient les professionnels portuaires phocéens, réunis le 20 juin dernier au palais du Pharo, à Marseille.

Une série d'initiatives

"145 000 personnes étaient concernées en Région PACA en 2017 par le dépassement des normes limites de pollution (oxyde d’azote et particules fines). La France encourt 100 M€ d’amende par an pour le non-respect de la directive européenne de 2010", a expliqué Dominique Robin, directeur d’Air PACA aux professionnels maritimes et portuaires. Un état des lieux qui incite à mettre en place une série d’initiatives présentées à l’issue de l’assemblée générale de l’Union maritime et fluviale de Marseille-Fos. Les 400 entreprises adhérentes représentent 25 000 empois directs.

Des petites actions invisibles comme le remplacement des ampoules dans les garages des navires, des peintures spécifiques et des investissements conséquents tels que le courant de quai déployé depuis 2017 par la Méridionale ou les études en cours pour permettre l’avitaillement au GNL des paquebots à Marseille en 2019… Ces actions que les professionnels connaissent bien sont souvent méconnues du grand public. Nous devons faire savoir que nous travaillons sur des systèmes logistiques plus verts", explique Jean-Philippe Salducci, qui entame sa dernière année de présidence de l’UMF.

"Nous ne faisons pas la politique de l’autruche"

"Le ministre prône une propulsion au GNL mais nous attendons une aide de l’État français. Corsica Linea rencontre aujourd’hui les énergéticiens dans la perspective d’une construction d’un navire au GNL", explique le directeur des opérations de la compagnie maritime desservant la Corse et président du comité marseillais des armateurs fluviaux, Alain Mistre.

"La réduction de l’impact des activités maritimes sur l’environnement est un sujet d’inquiétude pour les riverains, nous ne faisons pas la politique de l’autruche. Nous sommes actifs et le projet stratégique 2019-2023 accordera une grande place au port vert. L’enjeu consiste à gagner en soutenabilité sans perdre en attractivité et en compétitivité. Le report modal joue aussi un rôle essentiel. À Fos, le transport ferroviaire progresse de 25 %. Hier j’étais en Suisse avec Naviland Cargo pour annoncer le lancement de la navette ferroviaire sur Chavornay en septembre", souligne Christine Cabau Woehrel. La présidente du directoire de Marseille-Fos a également annoncé des développements dans le transport fluvial à Fos à compter de début juillet pour renforcer ce mode en perte de vitesse.  

7 M€ de pertes pour Greenmodal-Novatrans

Si l’UMF se félicite de ces nouveaux projets, elle souhaite que la future Loi d’orientation des mobilités inscrive une amélioration de la desserte routière de Fos depuis Salon sur laquelle 5 000 poids lourds circulent quotidiennement. "Il nous faut une deux fois quatre voies", réclame M. Salducci.

Les portuaires provençaux soucieux de se développer dans l’hinterland redoutent d’être les grands oubliés en Rhône-Alpes et souhaitent une amélioration du nœud ferroviaire de Lyon par le sud. "L’État doit assumer ses responsabilités sans se contenter d’investir au nord-est de Lyon", ajoute-t-il. S’agissant des services de l’État, après avoir obtenu le regroupement des services administratifs sur le port, au hangar 17, les professionnels souhaiteraient un traitement égal dans tous les pays de l’Union européenne au risque de voir la marchandise pénalisée par une distorsion de concurrence.

Interrogé sur l’impact des grèves SNCF sur le fret ferroviaire, le président de l’UMF déplore cette situation qui fragilise financièrement les opérateurs. "Les entreprises ont perdu 1 M€ par mois", affirme-t-il. Le cas de Greenmodal-Novatrans est frappant. L’entreprise accuse 7 M€ de pertes de chiffre d’affaires depuis mars 2018, soit 6 % de son activité. Les trains étant supprimés ou bloqués par SNCF Réseau à cause de postes d’aiguillage non tenus. Les clients préférant sécuriser leurs acheminements par la route, les opérateurs perdent les volumes. Le pari du ferroviaire pour Perrier et Naviland Cargo en septembre s’avère dans ces conditions particulièrement risqué.

Auteur

  • Nathalie Bureau du Colombier

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