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Marseille-Fos décroche en 2019, plombé par la chute des vracs solides et les grèves

Actu-Transport-Logistique.fr | Maritime | publié le : 25.02.2020 | Dernière Mise à jour : 25.02.2020

Hervé Martel, directeur du port de Marseille-Fos, se voulait rassurant lors de la présentation des résultats annuels le 21 février.

Crédit photo NBC

Pénalisé par les grèves de décembre, le trafic annuel du Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) redescend sous la barre des 79 millions de tonnes en 2019 et se retrouve rétrogradé en troisième position des ports de Méditerranée derrière Valence. La baisse de 2% du trafic annuel résulte, entre autres, de la chute de 15 % des vracs solides. En cause ? Les mouvements sociaux liés à la fermeture programmée de la centrale thermique de Provence en 2022, et les difficultés d’Alteo et d’ArcelorMittal. 

En 2019, 78,9 millions de tonnes (Mt) de marchandises ont transité par les quais phocéens, soit 1,5 Mt de moins que pour l'exercice 2018 (-2,4 %). "Nous sommes passés à côté d’une excellente année. Les conteneurs enregistraient une progression de 7 % à fin novembre mais décembre fut catastrophique. Nous achevons 2019 sur une croissance de 4 % des conteneurs quand Rotterdam voit ses flux conteneurisés progresser de 2 %", a commenté, le 21 février, Hervé Martel, directeur du port de Marseille-Fos, se voulant rassurant.

La filières vracs solides inquiète

En effet, les marchandises diverses, totalisant 20,62 Mt en 2019, ont progressé de 2 % tirées par les flux conteneurisés 1 459 283 EVP.  Le trafic roulier accuse un recul de 1 % dépassant légèrement les 200 000 remorques dans l’année.

Si le port a fait les frais ces dernières années de la restructuration de l’industrie européenne de raffinage, la fermeture annoncée des centrales à charbon par le gouvernement en 2022 risque d’impacter durablement la filière des vracs solides. "Le secteur des vracs solides est préoccupant et nous allons l’étudier de près dans le prochain projet stratégique", complète Hervé Martel. 

Le trafic de charbon chute de 42 

Les importations de charbon destinées à alimenter la centrale de Meyreuil ont chuté de 42 % en 2019. La baisse de 12 % des imports de bauxite, matière première de l’alumine de spécialité, s’explique par les difficultés conjoncturelles rencontrées par Altéo sur les marchés automobile, microélectronique et réfractaire. Altéo a vu son chiffre d’affaires fondre de 30 % l’été dernier. L’année s’est achevée par la mise en redressement judiciaire de l’entreprise le 12 décembre et par l’exécution d’un plan de continuation.  
A noter également les difficultés rencontrées par Arcelor-Mittal, confronté à un ralentissement d’activité de ses clients, à la hausse du prix des matière premières et à la baisse du prix de l’acier avait annoncé en fin d’année son désengagement de l’usine d’Ilva. "Nous sommes attentifs à la reprise des négociations entre Arcelor Mittal et l’Italie portant sur la reprise de l’aciérie de Tarente", a souligné Jean-Marc Forneri, président du Conseil de surveillance du GPMM. 

Cette chute des vracs solides est d’autant plus spectaculaire que 2018 avait été une année exceptionnelle (+ 12 %) avec la réalisation du chantier de l’extension en mer de l’Etat de Monaco et la construction, à Marseille, par Bouygues TP des caissons de l’Anse du Portier, associé à un important trafic de granulats. Ce trafic s’est prolongé en 2019 avec 334 000 tonnes. 

L'impact d'une bonne campagne céréalière

Côté vracs alimentaires, la bonne campagne céréalière française 2019-2020 a eu pour effet une hausse des expéditions de céréales depuis les Tellines vers les pays du bassin méditerranéen.
Les vracs liquides, totalisant 45,5 Mt , sont en hausse de 1 %. Les imports de brut restent stables tandis que les flux de GNL progressent de 5 %, pour un volume global de 5,9 Mt. 

En 2019, pour la première fois, Marseille franchit le cap des 3 millions de passagers grâce à la forte progression du nombre de croisiéristes (1,8 million soit + 8 %). Cette embellie aurait pu être supérieure s’il n’y avait pas eu les mouvements sociaux contre la réforme des retraites contraignant les compagnies à détourner leurs paquebots de Marseille en fin d’année. 
S’agissant des lignes régulières, la grève des marins de Corsica Linea et de la Méridionale en fin d’année également a entraîné une chute de 5 % du trafic passagers entre Marseille et les ports corses. Une chute qui a pu être compensée par le dynamisme de la fréquentation des navires déployés sur les lignes du Maghreb (+ 7 %). 

Auteur

  • Nathalie Bureau du Colombier

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