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Voies navigables de France définit ses objectifs pour la prochaine décennie

Actu-Transport-Logistique.fr | Fluvial | publié le : 12.03.2021 | Dernière Mise à jour : 12.03.2021

VNF gère l'un des plus gros réseaux européens de voies navigables, avec 6 700 km de fleuves, canaux et rivières, 4 000 ouvrages d’art (écluses, barrages et ponts-canaux) et 40 000 ​​​​​​ hectares dans le domaine public fluvial.

Crédit photo VNF

Par le biais du Contrat d'objectifs et de performance qui vient d'être adopté par Voies Navigables de France (VNF), l’État définit la politique qu’il souhaite mener pour les dix ans à venir en ce qui concerne le fluvial. Trois milliards d'euros pourraient être consacrés à moderniser les infrastructures à horizon 2030. Il s'agit notamment de dynamiser le fret, avec comme perspective, à terme, d’augmenter de 50 % le transport de marchandises par voie fluviale.

Voies navigables de France (VNF) a adopté le 10 mars un contrat d’objectifs et de performance pour 2020-2029. Il y est question d’établir le niveau de service nécessaire pour atteindre les objectifs ainsi que les moyens pour y arriver. Question moyens, ce sont 300 millions d'euros (M€) qui seront consacrés en 2021, ainsqu'en 2022 (contre 170 M€ en 2019 et 220 M€ en 2020, soit un buget en nette augmentation), et 3 milliards d'euros à terme, à accomplir les trois missions de VNF : soutenir le développement du transport fluvial, contribuer à l’aménagement du territoire et agir en faveur de la gestion de l’eau et de la biodiversité de l’opérateur. 

Développer le transport et de la logistique

Plus précisément, l’établissement bénéficie d’une dotation de 175 ​​​​​​​M€ en faveur du développement du fluvial dans le cadre du plan de relance de l’économie pour accélérer la réalisation de près de 100 projets de maintenance et de modernisation du réseau. "Ces grands chantiers menés sur nos infrastructures permettent tout d’abord d’accélérer le renforcement de la compétitivité de la logistique fluviale au plan national. C’est le cas notamment sur l’axe Seine et dans le Nord. Il est important de rappeler que ce mode de transport bas carbone concourt directement, de par ses très fortes capacités de chargement, à lutter contre le réchauffement climatique, qui est un objectif plus que prioritaire, détaille Thierry Guimbaud, Directeur Général de VNF. Mais au-delà, nous investissons partout où nous sommes présents, pour faciliter le développement au niveau local de nouvelles activités autours de nos fleuves et canaux, mais aussi pour renforcer nos capacités en matière de gestion de l’eau. C’est bien l’ensemble de ces missions que nous menons sur tous les territoires concernés par notre réseau."

Les crédits alloués dans le cadre du plan de relance permettront notamment de contribuer au développement du transport et de la logistique, à hauteur de 40 ​​​​​​ M€. Il est souhaité d'accélérer la dynamique autour de ce mode durable car très peu polluant, non sonore, qui permet de décongestionner les axes routiers et bénéficie d’un taux d’accidentologie très faible.

Le fret fluvial au sein de solutions globales

Plusieurs contrats ont été noués avec des partenaires comme la SNCF ou Haropa - Ports de Paris pour intégrer le fret fluvial au sein de solutions globales. L’objectif est d’augmenter de 50 % le transport de marchandises par voie fluviale à horizon 2030 pour atteindre 10 milliards de tonnes-kilomètres, soit plus de 75 millions de tonnes de marchandises transportées.

Pour renforcer l’attractivité du mode fluvial auprès des acteurs économiques afin de développer de nouveaux trafics, VNF veut "mener une révolution numérique en insérant du digital dans ses services". Il souhaite aussi moderniser les infrastructures et l’automatisation des ouvrages. Rappelons que VNF gère l'un des plus gros réseaux européens de voies navigables, avec 6 700 km de fleuves, canaux et rivières, 4 000 ouvrages d’art (écluses, barrages et ponts-canaux) et 40 000 ​​​​​​ hectares dans le domaine public fluvial.

Des projets adaptées à chaque territoire

Pour établir une feuille de route, les collectivités territoiriales seront sollicitées dans le but d'une concertation et d'éventuels partenariats, tout comme les acteurs économiques, afin d’élaborer des solutions adaptées à chaque territoire, en fonction des attentes et besoins de chacun. 

"Ce contrat nous permet de donner de la visibilité aux acteurs économiques et politiques, qui ont besoin de se projeter. Il donne un cap au fluvial jusqu’à la fin de la présente décennie, au terme de laquelle il prendra une autre dimension avec la mise en exploitation du nouvel axe Seine-Escaut", se félicite Thierry Guimbaud.

Auteur

  • Marie-Helen Gallon

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