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L'aéroport Paris-Charles de Gaulle assure la continuité du fret dans la crise

Actu-Transport-Logistique.fr | Aérien | publié le : 27.04.2020 | Dernière Mise à jour : 27.04.2020

le trafic de la plateforme repose, en temps normal, sur un ratio d’emport fret de 60 % en soutes d'avions passagers et de 40 % à bord d'avions tout cargo;

Crédit photo © A.Gaulupeau Groupe ADP

Alors que le trafic de passagers s’est effondré, le fret aérien reste quasiment à la normale sur l’aéroport Paris-Charles de Gaulle. C’est à partir de cette plateforme qu’est dispatchée la majeure partie du matériel médical dont a besoin la France actuellement pour faire face à la pandémie du Covid-19. 

Le fret aérien est-il enfin en train d’acquérir ses lettres de noblesse ? On pourrait le penser tant l’apport de ce secteur ainsi que ceux de la route et du rail sont cruciaux actuellement pour maintenir l’intégralité de l’approvisionnement de la France. 

Les réceptions de masques se multiplient

Et sur ce point, l’aéroport Paris-Charles de Gaulle (CDG) assure réellement un rôle majeur en réceptionnant notamment les précieux masques de protection entrant dans la lutte contre le Covid-19. L’une des dernières opérations en date a concerné la réception de 333 m3 de matériel médical en provenance de Chine le 10 avril. Affrété par Bolloré Logistics, le vol était assuré par Qatar Airways.

Aux côtés d’autres transporteurs majeurs comme Air France, Korean Air et Emirates, la compagnie de Doha est en première ligne de cette mobilisation, ses fréquences hebdomadaires - tout type de vols confondus - ayant été multipliées par deux en l’espace de quelques semaines seulement.  

Union sacrée

Si le fret aérien est en train de prouver son adaptabilité et sa résilience dans un monde incertain, il le doit en grande partie à l’union sacrée qui s’est mise en place dès le début de la crise sanitaire. Comme l’explique Édouard Mathieu, Directeur du développement de l'aéroport Paris-CDG au sein du Groupe ADP, " toute la communauté cargo s'est fortement mobilisée depuis le début de la crise et chaque 48 heures, nous animons une conférence téléphonique réunissant l’ensemble des acteurs avec notamment la Direction des Douanes, la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC), les syndicats des transitaire (TLF Overseas) et des compagnies aériennes françaises de fret (SYCAFF), les assistants de handling ou encore un certain nombre d’opérateurs expressistes. Tous ensemble, nous assurons, dans un contexte rapidement évolutif, la continuité de l'activité indispensable à nos champions nationaux à l'export, mais aussi à l'alimentation et aux soins de nos concitoyens franciliens ; et ce avec une préoccupation majeure : préparer dans les meilleures conditions possibles le retour à la normale de l'activité."

Dans le contexte actuel, le cargo fait mieux que résister. Sur les 3 premiers mois de l’année, le nombre de vols entrants dans cette catégorie s’est remarquablement bien tenu avec un repli d'à peine 0,6 % par rapport à la même période de 2019. De nouvelles dessertes ont, en outre, été déployées. En sus de celles opérées par Qatar Airways, Saudia Airlines a mis en place deux fréquences hebdomadaires sur Djeddah tandis qu’Air Algérie a augmenté ses rotations.

Conserver le ratio actuel

Pour autant, et répondant en cela aux priorités des donneurs d’ordres qui placent désormais le critère environnemental devant le prix de l’acheminement des marchandises, Paris-CDG entend revenir rapidement à ses fondamentaux. Contrairement à ses concurrents européens les plus proches, le trafic de la plateforme repose, en temps normal, sur un ratio d’emport fret de 60 % en soutes d'avions passagers et de 40 % à bord d'avions tout cargo.

"Pour cette raison, l'activité cargo sur Paris-CDG, premier aéroport cargo européen en 2019 avec 2,1 millions de tonnes, affiche un meilleur bilan environnemental que celui de nos principaux concurrents européens. Quelle que soit la compagnie, ses fréquences et ses dessertes, la crise ne modifiera pas cette vérité absolue que le cargo en soute, environnementalement vertueux, améliorera toujours l'équilibre économique d'une ligne passagers", conclut Édouard Mathieu. 

Auteur

  • Olivier Constant

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