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"Ambition 2019-2023 " : croissance et technologie sont à l’honneur pour Geodis

Actu-Transport-Logistique.fr | Supply Chain | publié le : 11.10.2018 | Dernière Mise à jour : 11.10.2018

"Nous réalisons 400 M€ de CA en Europe, et ce n’est pas assez", a indiqué Marie-Christine Lombard, présidente du directoire de Geodis, le 10 octobre à la presse.

Crédit photo Geodis

Résolument mondial, Geodis veut poursuivre sa croissance. Le logisticien vise une croissance organique de 20 % du CA et une multiplication par deux de son Ebit d’ici à 5 ans.

Pour atteindre les objectifs fixés dans son projet stratégique Ambition 2019-2023, présenté par Marie-Christine Lombard, présidente du directoire de Geodis, le 10 octobre à la presse, le logisticien, 100 % filiale de la SNCF, va se réorganiser en ajoutant aux directeurs métiers des directeurs par région (1) pour offrir des solutions intégrées à une cinquantaine de grands comptes. La société – qui calque son organisation et son modèle sur celui, mondialisé, de l’industrie (flux de matières premières, comanufacturing, contrats logistiques, etc.) et du e-commerce, veut renforcer ses positions en France, où la société réalise 40 % de son CA.

À la recherche d'un partenaire

Mais l’Europe doit devenir son deuxième marché domestique en consolidant notamment ses acquis en Allemagne. "Nous (y) réalisons 400 M€ de CA et ce n’est pas assez", a indiqué Marie-Christine Lombard. D’où la recherche d’un partenaire avec des ramifications aux Pays-Bas pour gérer aussi bien les flux vers l’Europe de l’Est mais aussi avec la France. "Nous recherchons un OHL (2) européen", a-t-elle clairement prévenu, en précisant que le profil du candidat est de l’ordre de 1 Md€ de CA, avec des capacités de cross selling.

Aux États-Unis/Mexique (le deuxième marché pour Geodis avec 23 % du CA), Geodis souhaite profiter du potentiel encore inexploité en matière de contrats logistiques, en investissant dans des moyens propres et en s’appuyant sur des partenaires.

En Chine (11 % du CA provient de la zone APAC), la société veut développer les contrats logistiques et le freight forwarding en s’appuyant sur des transporteurs locaux et assurer notamment les flux intra-régionaux entre la Chine et Singapour, par exemple.

Financer la montée en puissance technologique

La croissance passe surtout par les investissements : 500 M€, dont 300 M€ en France, seront dépensés au cours de la période 2019-23, notamment dans le parc véhicules (5 800 camions). L’immobilier et les flottes restent primordiaux. Dans le nouveau projet stratégique, l’enveloppe est maintenue à 120 M€ par an, hors opérations de rachat. Cette enveloppe va aussi financer la montée en puissance technologique qui comprend les drones et la robotisation dans les entrepôts. L’expérience positive avec Lotus Robotics aux États-Unis, qui a fait ses preuves en termes de productivité, est en passe d’être dupliquée en Europe avec des tests en Allemagne et en France.

Parallèlement, Geodis poursuit la digitalisation dans la gestion du transport après le déploiement du logiciel Mobicop accessible sur les smartphones des conducteurs. L’investissement dans des véhicules propres est aussi à l’ordre du jour, compte tenu des engagements RSE : outre les véhicules électriques, Geodis s’intéresse aussi au GNL. Par ailleurs, la société est sur un projet avec la Mairie de Paris pour l’optimisation de la livraison urbaine, notamment avec des poids moyens supérieurs à 30 kilos.

"Sur certains trafics, le train n’est pas compétitif"

Les contraintes environnementales, mais aussi l’actionnaire SNCF, pourraient faire penser que Geodis est particulièrement moteur sur le report modal. Mais le principe de réalités prime : "c’est toujours le client qui décide du mode de transport, en fonction du coût, du transit time et de la qualité de service. Pour certains trafics, le fer n’est pas compétitif", reconnaît sans difficultés Marie-Christine Lombard. La société qu’elle dirige "vend" pourtant du fer mais dès lors qu’elle peut faire du train complet. Et les cas sont limités aux clients de l’automotive, de la sidérurgie, de la chimie ou de la boisson industrielle. C’est donc un mode qui reste marginal bien qu’en croissance. Le rail connaît meilleure fortune grâce à la route de la soie, pour les flux Chine-Europe où la croissance dépasse 20 %. Cependant, "le train ne détrône pas le maritime et la route", admet, lucide, la présidente du directoire.

(1) Europe du Nord, Europe du Sud, Asie, Amérique.
(2) Geodis a racheté l’Américain OHL, acteur de contract logistics, en 2016.
 

Geodis s’apprête à lancer sa plateforme de marché digitale

Marie-Christine Lombard a joué la carte du suspense en donnant rendez-vous le 6 novembre, lorsque sera dévoilée la nouvelle plateforme digitale multimodale de Geodis, "ouverte aux clients et aux concurrents". Geodis veut être présent sur toute la chaîne logistique, y compris avec sa place de marché digitale. Même si Marie-Christine Lombard a tout fait pour ne pas trop en dire, elle a néanmoins précisé que parmi les acteurs du marché dont il faut déjouer la concurrence, il y a aussi les plateformes d’intermédiation numériques. Et, dans le métier de freight forwarding, celles créées par les compagnies maritimes pour réserver en ligne des slots sur les navires, sont aussi dans son collimateur.

Auteur

  • Silvia Le Goff

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