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Pénurie de composants : Iveco contraint de fermer des usines

Actu-Transport-Logistique.fr | Routier | publié le : 02.11.2021 | Dernière Mise à jour : 03.11.2021

Face à la pénurie mondiale de certains composants, notamment de semi-conducteurs, CNH Industrial a annoncé mi-octobre la fermeture temporaire de certaines de ses usines européennes. 

Crédit photo Iveco

Le constructeur CNH Industrial (Iveco, Heuliez) a dû fermer des usines pendant quelques jours au mois d’octobre par manque de pièces et de composants. Les constructeurs font au mieux pour répondre à la forte demande, quitte à vendre des véhicules avec moins d’options. Car voilà tout le paradoxe, la demande est là.

Face à la pénurie mondiale de certains composants, notamment de semi-conducteurs, CNH Industrial a annoncé mi-octobre la fermeture temporaire de certaines de ses usines européennes. Le groupe, qui produit des véhicules industriels (Iveco, Heuliez), des matériels agricoles et de BTP (Case, New Holland…) et des moteurs (FPT Industrial)  a indiqué qu’il a avait prévu de fermer les usines concernées pour une durée maximale de huit jours ouvrables au mois d’octobre.

Une situation inédite

Le groupe déclare être "déterminé à optimiser ses opérations de fabrication pour répondre à la forte demande continue et servir au mieux ses concessionnaires et ses clients." Car voilà tout le paradoxe, la demande est là mais les constructeurs ont du mal à répondre à toutes les sollicitations.

"C’est une situation inédite, marquée par un effet ciseau que l’on a jamais connu", indique Clément Chandon, responsable produit et innovation d’Iveco France, en marge du dernier point de la Chambre Syndicale Internationale de l’Automobile et du Motocycle (CSIAM) le 22 octobre 2021. "Nous avons été peu impactés jusqu’au dernier trimestre, mais nous avons quand même du faire quelques arrêts car il nous manquait des pièces pour les utilitaires et poids lourds", explique-t-il.

Livrés sans certaines options

Henri Paccalin, président de la branche véhicule industriel de la CSIAM et président de Mercedes-Benz Trucks France, confie que la marque à l’étoile ne prévoit pas de fermeture d’usine, même s’il reconnaît  quelques jours d’interruption sur les chaînes de montage : "ces journées ont été utilisées pour équiper les véhicules des semi conducteurs qui manquaient initialement." De fait, les véhicules sont parfois équipés de semi-conducteurs hors des chaînes de montage, voire sont livrés sans certaines options comme l’ouverture électrique d’un toit ouvrant, qui pourra être installé ultérieurement par retrofit.

Les délais de livraisons peuvent être multipliés jusqu’à 4 et la situation pourrait perdurer "au moins jusqu’en 2023", selon Claude Cham, président d'honneur de la Fiev, le syndicat professionnel des équipementiers du secteur automobile. "Il y a eu une réaffectation des puces électroniques vers le secteur de la grande consommation pendant le confinement, et maintenant que tout repart nous ne pouvons pas produire aussi fort que nous le voudrions et nous nous retrouvons coincés", précise-t-il.

Auteur

  • Grégoire Hamon

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