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Lhyfe : "Nous sommes actuellement en discussion avec de nombreux transporteurs "

Actu-Transport-Logistique.fr | Routier | publié le : 01.09.2020 | Dernière Mise à jour : 01.09.2020

Matthieu Guesné, fondateur et PDG de Lhyfe.

Crédit photo DR

Le 26 septembre prochain, le producteur d’hydrogène vert Lhyfe va officiellement poser la première pierre de son site de production à Bouin, en Vendée. L’industriel compte ouvrir une vingtaine de sites en 4 ans, dont certains seront également ouverts aux transporteurs de marchandises, de plus en plus intéressés par le vecteur hydrogène. Le point avec Matthieu Guesné, fondateur et PDG de Lhyfe.

Actu Transport Logistique : Quelles sources d’énergie utilisez-vous pour produire de l’hydrogène ?

Matthieu Guesné : À partir du printemps prochain, l’hydrogène de Lhyfe sera disponible et produit à partir des ressources renouvelables de chaque territoire. Ainsi nous pourrons recourir à des éoliennes, comme sur notre site de Bouin, mais également faire appel à d’autres sources comme le solaire, la biomasse ou l’hydroélectrique.

Nous veillons à avoir l’impact le plus faible possible sur l’environnement. Ainsi, les éoliennes utilisées sur notre site vendéen datent de plus de 15 ans, elles ont donc déjà été amorties d’un point de vue environnemental. De même, pour livrer notre hydrogène vers la Roche sur Yon et le Mans, nous utiliserons un camion Diesel transformé en camion hydrogène par une entreprise spécialisée dans la reconversion de véhicules thermiques, eNeo.

ATL : Quel est votre plan de production ?

M.G. : Nous avons prévu d’installer 20 sites sur 4 ans, en France et en Europe. Nous avons ouvert notre bureau en Allemagne-Benelux fin juillet, dont la direction est assurée par ancien dirigeant de DB Schenker. Les dix premières unités seront essentiellement destinées à des collectivités et des délégataires de services publics pour approvisionner des bus, des bennes à ordures ménagères et des flottes de petits véhicules.

La seconde vague d’unités de production, qui va démarrer en 2021-2022, pourra également intégrer des transporteurs de marchandises qui sont de plus en plus intéressés par cette solution, car l’offre de véhicules est en train de s’étoffer vers des camions plus lourds.

ATL : Comment voyez-vous l’évolution de l’offre de véhicules lourds ? 

M.G. : Les premiers Master arrivent, ensuite ce seront les camions Iveco-Nikola et Hyundai. Nous avons vécu un mois de juillet incroyable, qui a démarré avec l’annonce de la joint-venture entre Volvo AB et Daimler pour produire des piles à combustibles, et qui s’est terminé avec l’arrivée des premiers camions Hyundai en Suisse, sans compter les nombreuses annonces en faveur d’un plan de relance autour des énergies vertes.

ATL : Avec qui travaillez-vous ? 

M.G. : Nous nous définissons comme un acteur industriel qui travaille avec les territoires, avec la volonté de nous associer avec des collectivités et des entreprises. Pour que l’hydrogène soit accessible à des prix compétitifs, il est préférable qu’il soit consommé par un écosystème local qui nécessite peu de transport. Non seulement parce que le transport coûte assez cher et que nous ne souhaitons pas qu’il impacte trop significativement le prix, mais aussi parce que nous tenons à ce modèle de circuit-court et de création locale de valeur.

ATL : Avez-vous des contacts avec des transporteurs routiers de marchandises ?

M.G. : Nous sommes actuellement en discussion avec de nombreux transporteurs routiers de marchandises pour la co-création d’une dizaine de stations, qui démarreront sur 2021-2022. Certains transporteurs disposent d’une forte capacité de financement, tandis que d’autres se renseignent pour des projets à plus long terme. Nous invitons dès à présent les transporteurs intéressés à nous contacter pour discuter sur la disponibilité et le prix de l’hydrogène propre, avec toutes latitudes financières pour investir.

ATL : Quel sera le prix à la pompe proposé ?

M.G. :Nous arrivons à un prix de 10 euros le kg, ce qui permet par exemple pour une berline de faire un plein pour 70 euros, soit pratiquement le même prix que l’essence. L’objectif est également de proposer pour les camions un prix qui ne sera pas prohibitif par rapport au Diesel. Il s’agit d’un tarif non subventionné qui pourra bien sûr être abaissé selon les aides éventuelles.

Auteur

  • Grégoire Hamon

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