Flambée des carburants : les transporteurs alertent sur la nécessité d'appliquer le pied de facture

Le sujet est l’actualité depuis plusieurs semaines. La hausse du prix du carburant ne fléchit pas, bien au contraire.

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Alors que les prix à la pompe ne cessent de grimper, la réaction des transporteurs s’est fait désirer. Aujourd’hui, deux de leurs fédérations professionnelles rappellent que, plus que jamais, les donneurs d’ordres doivent jouer le jeu de l’indexation en pied de facture.

Le sujet fait l’actualité depuis plusieurs semaines. La hausse du prix du carburant ne fléchit pas, bien au contraire. Pour les usagers, le gouvernement évoque trois pistes : le chèque carburant, la baisse des taxes et le "bouclier carburant" inspiré de ce qui a été fait pour le gaz ou l’électricité. S’il a annoncé trancher dans les prochains jours, l’exécutif semble marcher sur des œufs tant la crainte d’un retour de bâton social est forte. 

Particulièrement impactés par cette hausse, les transporteurs montent aujourd’hui au créneau par la voix des fédérations professionnelles pour alerter sur les risques économiques qui pèsent sur leurs sociétés si les donneurs d’ordres ne jouent pas le jeu du pied de facture. "Avec une hausse d’environ 28 % constatée depuis le début de l’année, le prix du carburant flambe. Il s’affiche aujourd’hui à des niveaux jamais atteints, son prix augmente régulièrement chaque semaine. Ce constat est également une réalité pour les véhicules roulant au gaz. Cette situation est très préoccupante et elle inquiète les entreprises qui peinent à les répercuter", assure l’OTRE dans un communiqué de presse. 

Une relation commerciale perturbée 

Rappelant que la loi du 5 janvier 2006 relative à la sécurité et au développement des transports impose aux donneurs d’ordres une indexation liée aux fluctuations du prix du gasoil dite "en pied de facture", la situation de ces dernières semaines paraît compliquer les relations commerciales.

En effet, certains clients restent "toujours très hermétiques à l’appliquer alors que ce dispositif est légal et applicable également aux véhicules circulant au gaz", rappelle l’OTRE, qui demande au gouvernement d’intervenir pour les rappeler à leur obligation. D’autant qu’"il est en effet constaté un allongement anormal des règlements bien au-delà de 30 jours, obérant d’autant la trésorerie des entreprises".

Une répercussion pas toujours au bon moment

De son côté la FNTR estime qu’"à l’heure où le Gouvernement examine la possibilité d’un chèque énergie ou d’une baisse des taxes sur l’énergie pour les particuliers, il serait bon qu’il n’oublie pas les secteurs les plus touchés".

Là aussi, la fédération dénonce un système de pied de facture contractuel qui "n’est en rien automatique. Même quand elle s’applique, la répercussion ne se fait pas toujours au moment même de la hausse, ni au niveau exact de cette hausse." Conclusion, elle demande aux chargeurs de mettre la main à la poche au risque "de ne plus trouver beaucoup de transporteurs et logisticiens capables de répondre à leur demande."

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