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Contrôle de surcharge des poids lourds : expérimentation et automatisation d’ici 2021

Actu-Transport-Logistique.fr | Routier | publié le : 09.09.2019 | Dernière Mise à jour : 09.09.2019

Système de pesage en marche conçu par Sterela. Ces essais doivent aider au déploiement du système par l’État sur l’ensemble du territoire en 2021, ce qui permettrait de contrôler et de verbaliser à la volée, au même titre que les radars automatiques.

Crédit photo Sterela

Le Cerema mène une opération de recherche et d’essais sur l’A4 afin de rendre automatique le contrôle des surcharges des poids lourds et VUL d’ici deux ans. Car ces fraudes sont responsables non seulement d'une augmentation du risque d'accident, mais aussi d'une accélération de la dégradation des chaussées ainsi que d'une concurrence déloyale entre transporteurs routiers.

Le Cerema (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement) mène actuellement sur l’autoroute A4, située à l’est de la France, une expérimentation visant à peser et verbaliser automatiquement les poids lourds et les VUL en surcharge. Ces essais doivent aider au déploiement du système par l’État sur l’ensemble du territoire en 2021, ce qui permettrait de contrôler et de verbaliser à la volée, au même titre que les radars automatiques. Une mesure jugée salutaire pour l’établissement public, car les problématiques de surcharge entraînent "une augmentation du risque d’accident (…), une accélération de la dégradation des chaussées (…) et une concurrence déloyale entre transporteurs routiers". Selon les estimations, le passage d’un essieu de poids lourds à 13 t a un impact sur la chaussée équivalent au passage de 10 000 essieux de véhicules légers à 600 ​​​​​​​kg. 

Le système actuel de contrôle fiable à 95 %

Pour contrôler les véhicules en surcharge, 28 ​​​​​​​systèmes de pesage en marche des poids lourds ont été déployés entre 2008 et 2011 sur le réseau routier national (concédé et non concédé). Ces systèmes nécessitent toutefois la présence de policiers ou de gendarmes pour extraire les véhicules soupçonnés d’infraction. Chaque unité de pesage est composée de capteurs piézoélectriques insérés dans la chaussée qui permettent de déterminer une estimation du poids statique à partir des forces d’impacts dynamiques appliquées par les roues des poids lourds lors de leurs passage sur les capteurs.

Lors des contrôles, les policiers et les contrôleurs des transports terrestres se connectent à distance au système depuis une aire de contrôle à l’aide d’une tablette tactile pour visualiser en temps réel les véhicules présumés en infraction. Les véhicules potentiellement contrevenants sont photographiés et leurs plaques sont relevées. Les forces de l’ordre procèdent alors à leur extraction du trafic et les amènent à une zone de pesage pour une vérification à l’aide d’un appareil homologué. Plus de 20 millions de camions sont ainsi contrôlés chaque année et dans 95 ​​​​​​​% des cas, le taux de surcharge des camions arrêtés a été confirmé.

Généralisation en 2021

Il s’agit désormais de passer à l’étape suivante en automatisant le processus. Deux systèmes font actuellement l’objet de recherches au niveau du site de Saint-Avold sur l’autoroute A4 (Moselle). L’objectif de cette seconde étape est de préparer l’homologation et de le déploiement, en 2021, de ces futurs dispositifs développés par deux entreprises européennes (Sterela - France et Kapsch TC – Autriche), avec une instrumentation Ifsttar*/Cerema, tout en poursuivant leur évaluation jusqu’en 2020. Là encore, si un véhicule présente une présomption de surcharge, il est photographié et sa plaque d’immatriculation relevée, par contre les données sont traitées automatiquement avec une estimation de poids statiques de poids lourd par essieux.

L’objectif est de parvenir à une mesure très précise, avec une marge d’erreur dans les tolérances des prescriptions de la métrologie légale (inférieure à ± 5 ​​​​​​​% pour le poids total par exemple). Pendant cette période d’essai, le poids des véhicules est encore mesuré par un pèse-essieux statique classique à titre comparatif. D’ici deux ans, si les essais s’avèrent concluants, cela ne sera plus nécessaire.

* Institut français des sciences et technologies des transports (Ifsttar) 

Auteur

  • Grégoire Hamon

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