Menu
S'identifier

Les Unions maritimes et portuaires françaises en quête de davantage de considération

Actu-Transport-Logistique.fr | Maritime | publié le : 30.09.2022 | Dernière Mise à jour : 30.09.2022

Jean-Claude Sarremejeanne, réélu président pour un mandat d’un an à l’issue de l’assemblée générale de l'Union maritime et portuaire de France (UMPF) le 29 septembre à Marseille.

Crédit photo NBC

L’impact de la transition énergétique sur les trafics portuaires français et notamment le déclin des énergies fossiles, les difficultés de recrutement, la gouvernance des ports et l’interface avec les territoires ont largement alimenté les discussions de l’assemblée générale de l’Union maritime et portuaire de France (UMPF) qui s’est tenue le 29 septembre à Marseille. 

La Rochelle, Rouen, Le Havre, La Guadeloupe, Nantes, La Réunion…. Les douze unions maritimes et portuaires métropolitaines et ultramarines —qui fédèrent 2 000 entreprises et 180 000 emplois— ont jeté l’ancre à l’Union maritime et portuaire de Marseille-Fos le 29 septembre.

Aussi différentes soient-elles, ces unions se retrouvent au sein de "l’Union des Unions" pour partager et échanger sur des problématiques  communes au premier rang desquels les enjeux de recrutements. "Nous subissons une forte tension pour trouver du personnel et devons travailler sur l’attractivité de nos métiers et la formation. Il est intéressant de partager avec les autres unions sur les initiatives engagées en ce sens à Marseille", a souligné Jean-Claude Sarremejeanne, réélu pour un mandat d’un an à l’issue de l’assemblée générale.

Une considération à la hauteur des investissements

Autre sujet posé sur la table par les unions portuaires tricolores l’acceptabilité des activités portuaires par les populations et leur souhait d’une reproduction du schéma d’investissement havrais qui s’apprête à engager 100 millions d'euros (M€) dans de nouveaux projets. Francis Grimaud, président de l’Union Maritime de la Rochelle, rappelle l’importance de chasser en meute et de bénéficier d’une "considération à la hauteur des investissements effectués par les entreprises privées dans les ports."

Selon l’UMPF, la considération passerait par un siège aux Conseils de surveillance des Grands ports maritimes. Pascal Vialard, président de Sea Invest Montoir et de l’Union maritime et portuaire de Nantes Saint-Nazaire, s’inquiète de la chute des recettes à court et à moyen terme pour les places portuaires avec la fin programmée des énergies fossiles. "70 % des revenus de Nantes Saint-Nazaire sont liés aux énergies fossiles. Par quoi allons-nous les remplacer ?", questionne-t-il.

L'impact des fermes éoliennes

La filière portuaire se réjouit de l’impact sur leur activité des nouvelles fermes éoliennes off-shore de Nantes et des développements en cours à l’Ile d’Yeu, Noirmoutier et l’île d’Oléron avec à la clé des retombées dans la logistique, le transport, le stockage des composants des éoliennes.

Dans le sillage du réseau Neopolia, le groupement Aquitaine Blue Energies a vu le jour en 2021 et recense les prestataires locaux dédiés aux champs éoliens et aux EMR afin de gagner en visibilité auprès des donneurs d’ordre. A l’initiative de l’UMPF, la filière colis lourd et conventionnel aura d’ailleurs son salon professionnel à La Rochelle les 23 et 24 mars prochains.

Préserver la diversité des acteurs en présence

Pour les unions portuaires ultramarines d’autres défis se posent notamment quant à la fiabilité de la desserte maritime avec le retrait de Maersk des Antilles qui laisse le champ libre au service commun de CMA CGM/Marfret. "Notre sujet consiste à préserver la diversité des acteurs en présence", souligne Louis-Joseph Nédan, responsable des achats de Lafarge Antilles et président de l’UMEP Guadeloupe.

Une fragilité des lignes maritimes également ressentie dans l’Océan Indien. "Nous sommes vigilants quant à la desserte aérienne et maritime de la Réunion. Région Réunion veut lancer une compagnie maritime régionale pour la desserte inter-îles en conteneurs", explique Philippe Leleu, directeur de Tereos Sucre Ocean Indien président de l’Union maritime interprofessionnel de La Réunion.

Auteur

  • Nathalie Bureau du Colombier

Les plus lus

Div qui contient le message d'alerte

Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire

Mot de passe oublié

Déjà abonné ? Créez vos identifiants

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ? Remplissez les informations et un courriel vous sera envoyé.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format