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La décarbonation du transport maritime, un budget conséquent

Actu-Transport-Logistique.fr | Maritime | publié le : 24.01.2020 | Dernière Mise à jour : 24.01.2020

L’étude estime que les coûts nécessaires au développement de nouveaux carburants sont compris entre 725 millions et 1,15 milliard d'euros sur une période allant de 2030 à 2050.

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Selon une étude menée par l'UMAS (University maritime advisory services), il faudra investir massivement dans de nouveaux carburants pour que la marine marchande atteigne, d’ici 2050, les objectifs climatiques fixés par l’ONU. 

Selon une étude menée par l'UMAS (University maritime advisory services) et la Commission pour la transition énergétique (Energy Transitions Commission (ETC), il faudra investir au minimum 900 milliards de dollars (816 milliards d'euros) dans la technologie de nouveaux carburants pour que la marine marchande atteigne, d’ici 2050, les objectifs climatiques que lui a fixés l’ONU. 

Dans un contexte où la filière est responsable de 2,2 % des émissions de CO2 à travers le monde et où 90 % du commerce mondial est transporté par voie maritime, l’'Organisation maritime internationale (OMI) a fixé comme objectif d'abaisser les émissions de gaz à effet de serre de 50 % par rapport à 2008 d’ici 2050.Pour y parvenir les auteurs de l'étude qui vient d'être publiée,estiment que le développement rapide de nouveaux carburants pauvres en émissions ou sans émission est incontournable.

36 à 55 milliards d’euros par an en moyenne 

L’étude estime que les coûts nécessaires au développement de nouveaux carburants sont compris entre 725 millions et 1,15 milliard d'euros sur une période allant de 2030 à 2050, soit 36 à 55 milliards d’euros par an en moyenne pendant 20 ans. Une enveloppe au sein de laquelle 87 % de l’investissement nécessaire serait à consentir dans les infrastructures pour la production de carburants propres tels que l’hydrogène, le système de distribution et le stockage. Le reste, 13%, devrait concerner les navires même, pour l’installation de nouveaux réservoirs et d’autres moteurs. Enfin, 360 milliards d’euros supplémentaires seraient nécessaires pour renoncer totalement aux carburants d’origine fossile.

Dans le même registre, le rapport annuel de l'assureur Allianz estimait fin 2019 à 631 millions d’euros le coût de mise de la marine marchande aux nouvelles normes sur les émissions de souffre, en vigueur depuis le début de l’année. Depuis le 1er janvier, les émissions de souffre autorisées pour les navires a été abaissé de 3,5 à 0,5 %. Les armateurs sont depuis tenus de filtrer leurs émissions ou d’utiliser un carburant moins polluant.  

Auteur

  • Nathalie Versieux

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