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La ligne capillaire fret Volvic-Le Mont-Dore obtient un sursis

Actu-Transport-Logistique.fr | Ferroviaire | publié le : 26.08.2020 | Dernière Mise à jour : 26.08.2020

La suspension de la desserte ferroviaire Volvic-Le Mont-Dore aurait pu entraîner la circulation hebdomadaire de plusieurs dizaines de camions sur des routes de montagne.

Crédit photo OC

Les trains de fret empruntant la ligne capillaire Volvic-Le Mont-Dore pourront continuer à circuler au-delà de la fin de l’année. Les 400 000 euros nécessaires à la réalisation de travaux d’urgence ont finalement été trouvés. L’avenir de la ligne n’est pas, pour autant, garanti, une nouvelle phase de travaux devant être conduite dès l’année prochaine. 

La mobilisation a fini par payer ! Quelques semaines seulement après une menace de suspension de son exploitation fret dès la fin de cette année, la ligne capillaire Volvic-Le Mont-Dore, longue de 58 kilomètres, vient d’obtenir un sursis salutaire.

De nouveaux financeurs

Une première tranche de travaux urgents d’un montant de 400 000 euros a, en effet, été confirmée. Le financement pour ces travaux à conduire dès cette année sera assuré par l’État, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, le département du Puy-de-Dôme et les intercommunalités. Plus en détail, la part de l’État s’élèvera à 160 000 euros tandis que celles de la Région et du département seront respectivement de 120 000 et 80 000 euros. Enfin, les intercommunalités prendront en charge les 40 000 euros restants.

Ceci ne concerne, toutefois, qu’une première phase, d’autres travaux devant encore être conduits en 2021 pour un montant de 900 000 euros. Enfin, et pour lever les derniers risques de sécurité liés à l’état de la voie, un programme de remise en état de la ligne étalé sur 10 ans est prévu.

Groupe de travail

SNCF Réseau présentera, à cette fin, une étude portant sur les coûts nécessaires à la pérennisation de la ligne sur 10 ans. En complément de cette étude, un groupe de travail sera constitué pour explorer les différentes options et, notamment, l’hypothèse de création d’un train touristique et l’augmentation du trafic de fret sur la ligne. Ce dernier porte, pour l’heure, sur la circulation d’un train par semaine. Ce trafic annuel de 90 000 tonnes correspond à 40 % de la production annuelle de la Société des Eaux du Mont-Dore. Rappelons ici que les recettes attachées à l’exploitation de la ligne à voie unique sont de 23 000 euros par an. Dans le même temps, les travaux de maintenance de la voie coûtent 1,2 million d’euros à la SNCF.

Ce dossier, même s’il a connu une fin positive à titre provisoire, illustre bien les difficultés à pérenniser l’exploitation des lignes capillaires fret. L’engagement de nouveaux financeurs comme les départements ne sera, semble-t-il, pas suffisant pour sauver toutes les lignes menacées. Il conviendrait donc que de nouveaux mécanismes financiers et de nouveaux modes de gouvernance et d’exploitation puissent être, à l’avenir explorées pour sauvegarder l’ensemble d’un réseau qui est la source de 20 % du fret national.

Auteur

  • Olivier Constant

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