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Grève SNCF : vers quelle porte de sortie ?

L'Officiel des Transporteurs | Ferroviaire | publié le : 16.05.2018 | Dernière Mise à jour : 16.05.2018

Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, craint une vente à la découpe du groupe.

Crédit photo CFDT

Les grèves de la SNCF commencent à pénaliser lourdement certains secteurs de l’économie. Pourtant rien n’indique une fin avant le 30 juin alors que l’examen du projet de loi doit se tenir le 29 mai.

Fermeté reste le mot d’ordre du gouvernement concernant le projet de loi sur la réforme ferroviaire. Le Premier ministre, Édouard Philippe, et la ministre des Transports, Élisabeth Borne, répètent à l’envi aux cheminots et dans les media que les titres de la SNCF seront à l'avenir "incessibles", rappelant que "le groupe sera détenu à 100 % par l’État.

Or, dans un compte-rendu de réunion, auquel L’Officiel des Transporteurs a pu accéder, la direction du groupe ferroviaire indique un "amendement proposé par le cab : prévoir incessibilité. Nous avons insisté sur la nécessité de le restreindre au niveau de la holding". Plus loin, sur la filialisation, elle propose un amendement afin de modifier plusieurs articles car la rédaction actuelle "empêche la filialisation de TER (…)".

Une vente à la découpe

Ces échanges dévoilés trahissent une volonté de la SNCF, ou plutôt de son président Guillaume Pepy, de vouloir détacher les activités et les privatiser au fur et à mesure. Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, craint une vente à la découpe du groupe.

Le gouvernement et l’entreprise ferroviaire s’en défendent. Pourtant après plusieurs mois de démenti, la filialisation de Fret SNCF a été annoncée en avril. Le texte de la réforme doit arriver le 23 mai en commission au Sénat, puis le 29 dans l'hémicycle. En attendant, en coulisse, cabinets ministériels et syndicats oeuvrent pour sortir du conflit au mieux.

L'enjeu de la future représentativité

Le Vot’action des cheminots, lancé le 14 mai et pour une semaine, n’aura aucun poids. Le pacte ferroviaire sera adopté, sans doute avec quelques amendements concédés alors pourquoi poursuivre la grève ? Pour ne pas perdre la face ? Les syndicats veulent sortir la tête haute car c’est leur future représentativité est en jeu aux prochaines élections.

Sud Rail, lui, réclame désormais la démission de Pepy, parce que la bataille sur les négociations de branche risque d’être rude et le président connaît déjà trop bien la maison.

Des initiatives franco-allemandes sur le fret

En marge des discussions sur le pacte ferroviaire, Élisabeth Borne a rencontré pour la première son homologue allemand Andreas Scheuer, le 11 mai dernier à Paris. Les deux ministres ont pu évoquer "l’importance de travailler ensemble sur la relance du fret ferroviaire dans les deux pays".

L’Allemagne et la France devraient prendre des initiatives communes au deuxième semestre 2018 dans la poursuite du Master Plan élaboré par le Gouvernement fédéral et du plan de relance du fret ferroviaire, présenté par la ministre dans les prochains jours.

Auteur

  • Carine Saï

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