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Autoroutes Ferroviaires : VIIA démarrera Calais - Turin en septembre 2018

Actu-Transport-Logistique.fr | Ferroviaire | publié le : 04.07.2018 | Dernière Mise à jour : 05.07.2018

Convoi de l'autoroute ferroviaire Bettembourg-Le Boulou circulant, ici, au nord de Lyon.

Crédit photo O. Constant

VIIA portera à cinq le nombre d’autoroutes ferroviaires qu’elle exploite grâce à la création de la nouvelle liaison Calais - Turin en septembre 2018. La filiale de SNCF Logistics s’inquiète toutefois des hausses très importantes des sillons annoncées pour 2019.

Deux ans et demi après avoir lancé à ses propres risques la nouvelle ligne Calais-Le Boulou, VIIA reprend l’extension de son réseau d’autoroutes ferroviaires en créant la liaison Calais-Orbassano (Turin). Cette cinquième ligne deviendra opérationnelle au cours de la seconde quinzaine de septembre 2018.

Rentabiliser les terminaux existants

"Il s’agit pour nous de développer de nouveaux services sur les deux terminaux de Calais et Orbassano (Italie) et d’améliorer leur rentabilité. L’offre initiale consistera en un aller-retour par jour assuré, côté français, par Fret SNCF et Mercitalia (ex-Trenitalia – NDLR), côté italien. Puis nous pourrions passer à deux allers-retours quotidiens courant 2019, explique Thierry Le Guilloux, président de VIIA. Compte tenu des fortes rampes existant à partir de Saint-Jean-de-Maurienne, les compositions seront, dans un premier temps, limitées à douze wagons transportant tout aussi bien des caisses mobiles, des conteneurs, que des semi-remorques. Ce nombre sera accru de deux wagons par la suite. Nous attendons des taux de remplissage de 85 à 90 % pour cette nouvelle ligne".

Appel d’offres attendu sur l’AFA

Un temps évoquée, la mise en place d’une sixième autoroute ferroviaire reliant Bettembourg à Turin ne constitue, à présent, qu’une hypothèse de travail.

Au-delà de la mise en place depuis avril 2018 de deux fréquences hebdomadaires Sète - Zeebrugge, venant ainsi s’ajouter aux deux fréquences existantes sur Sète - Noisy, l’autre actualité du moment est constituée par le lancement à venir de l’appel d’offres sur l’autoroute ferroviaire alpine (AFA). Déclaré infructueux il y a quelques années, ce nouvel appel d’offres pourrait être lancé dans le courant du second semestre 2018. VIIA se déclare d’ores et déjà candidat pour la mise en concurrence de l’AFA qui est actuellement desservie à raison de quatre allers-retours par jour. Son taux de remplissage est de 90 %, soit approximativement le même que celui enregistré sur Bettembourg - Le Boulou.

Relancer la machine

En prolongement d’un bon exercice 2017 qui l’a vu augmenter ses tonnes/km de plus de 17,5 % à près de 2 milliards de tkm et détenir ainsi 7 % du marché du fret transporté en France, VIIA ambitionnait de poursuivre dans cette voie en 2018. Si la tendance était positive au cours du premier trimestre 2018, elle s’est brusquement inversée au cours du second trimestre. Les mouvements sociaux n’ont en effet permis de réaliser qu’environ 70 % du plan de transport habituel (88 trains par semaine).

La société va donc se voir contrainte d’entamer quasiment un troisième démarrage de ses opérations sur Calais-Le Boulou. Elle va devoir reconquérir les petits clients qui sont repassés à la route durant la grève perlée.

Deux facteurs devraient toutefois contribuer à une reconquête commerciale plus ou moins rapide. Le premier réside dans la pénurie de conducteurs que connaît actuellement le transport routier. Le second est lié au nombre de services qui vont être assurés sur cette ligne dont le taux de remplissage est légèrement supérieur à 50 %. De sept avant la grève, le nombre d’allers-retours hebdomadaires passera donc à cinq dès cette semaine, l’objectif étant d’atteindre douze fréquences hebdomadaires d’ici 18 mois.

Vent debout contre la hausse des sillons

La reconquête commerciale passera également par un renforcement de la liaison Bettembourg - Le Boulou. C’est en effet un quatrième aller-retour journalier qui sera créé d’ici la fin de l’année 2018. En fait, ce service supplémentaire marquera un arrêt au chantier de Perpignan - Saint-Charles avant de poursuivre sa route vers un chantier du port de Barcelone via la ligne nouvelle.

Cet ajout de fréquence préfigurera la création d’une nouvelle autoroute ferroviaire Rungis - Barcelone d’ici fin 2021/début 2022. Elle s’accompagnera de la réalisation de deux terminaux pour lesquels VIIA a déjà reçu un soutien financier de l’Europe à hauteur de 4 millions d’euros.

En attendant, la société va devoir batailler ferme pour faire valoir ses arguments quant à la hausse très importante du coût des sillons annoncée pour 2019. Selon Thierry Le Guilloux, "elle sera très supérieure à 10 %. Elle aura un impact compris entre 1 et 2 % sur le coût général. Nous demandons donc à ce que nous restions à une tarification au train et non et non à la masse des trains qui nous pénalise".

Auteur

  • Olivier Constant

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