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Alexandre Gallo, AFRA : "Nous observons un regain d’intérêt pour le fret ferroviaire"

Actu-Transport-Logistique.fr | Ferroviaire | publié le : 05.10.2022 | Dernière Mise à jour : 10.10.2022

Alexandre Gallo, l’AFRA.

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Fin connaisseur des enjeux du fret ferroviaire, après avoir successivement occupé plusieurs postes de direction au sein d’entreprises ferroviaires, Alexandre Gallo vient d’être nommé président de l’AFRA. À la tête de l’Association française du rail pour une durée de trois ans, son ambition est d’œuvrer pour un doublement de la part modale du fret ferroviaire d’ici à 2030.

Actu-transport-logistique : Vous venez d’être nommé à la tête de l’AFRA. Quelle est votre feuille de route au plan de l’activité fret ? 
Alexandre Gallo : L’actualité a conduit à reprioriser un certain nombre d’opérations prévues dans ce cadre. À présent, ce sont les problématiques liées au coût de l’énergie et l’importance intrinsèque de la performance du gestionnaire du réseau qui sont devenus clairement les dossiers prioritaires. De fait, un certain nombre d’autres dossiers tels que la simplification de la réglementation ferroviaire et l’augmentation du portefeuille de services que nous pouvons proposer à nos adhérents ont été étalés dans le temps.  

Nous sommes par ailleurs très concernés par les changements intervenus à la tête de SNCF Réseau. Nous saluons sur ce point la nomination de Matthieu Chabanel comme président de SNCF Réseau. De par ses fonctions précédentes et sa culture de l’entreprise, il est capable de faire progresser la performance du réseau pour autant qu’on lui en donne les moyens. Il reste cependant  beaucoup à faire pour améliorer la gestion des opérations et le fonctionnement des travaux. Sans oublier la coordination interrrégionale qui fait qu’un train combiné circulant entre Forbach et Bayonne ne dépasse les 64 km/h de vitesse commerciale alors que son sillon est tracé pour une vitesse de 120 km/h.  

Actu-TL : En quoi votre expérience professionnelle dans ce domaine vous permettra-t-elle de faire avancer les dossiers prioritaires et notamment la révision du contrat Etat-SNCF Réseau ?
A. G. : De par mes années d’expérience en matière de circulation ferroviaire, de relations bilatérales avec SNCF Réseau et des activités conduites dans le cadre de l’Alliance 4F (Fret ferroviaire du Futur), je suis dès maintenant en mesure d’œuvrer à faire avancer les dossiers. Sans attendre, je dois m’atteler à rendre cohérent le contrat de performances Etat-SNCF Réseau par rapport aux objectifs de report modal. Aujourd’hui, et alors que ce contrat n’a toujours pas été publié, nous n’y sommes toujours pas, que ce soit au niveau des indicateurs de performances du côté de SNCF Réseau ou du financement de SNCF Réseau du côté de l’Etat. Il manque tout à la fois 1 Md€ par an pour entretenir correctement le réseau et un autre milliard annuel pour améliorer significativement sa performance. Le réseau allemand bénéficiera, à titre de comparaison, d’une enveloppe de 86 Md€ au cours des dix prochaines années. 

Actu-TL : À l’heure où le fret ferroviaire fait l’objet d’un regain de confiance, conservez-vous votre optimisme alors que certains facteurs – travaux sur le réseau, pénurie de locomotives et de wagons, pressions sur les prix des acheminements, etc. – font douter de l’atteinte de l’objectif de doublement du fret ferroviaire d’ici 2030 ? 
A. G. : Je vous confirme ici mon engagement à œuvrer pour le doublement de la part modale du fret ferroviaire d’ici à 2030. Nous observons en effet un regain d’intérêt pour le fret ferroviaire. Cette inversion de tendance est apparue au grand jour lors du premier confinement. Alors que les camions étaient quasiment à l’arrêt, le fret ferroviaire a maintenu la totalité de son plan de transport durant cette période difficile. Cela lui a conféré une nouvelle crédibilité au plan de la fiabilité de ses acheminements. Alors que nous sommes pleinement convaincus, par ailleurs, que le rail et la route sont des modes de transport parfaitement complémentaires, il convient ici de rappeler que le rail est six fois moins énergivore et neuf fois moins polluant que la route. 

Enfin, je souhaiterais profiter de la tribune qui m’est offerte pour inciter les logisticiens qui créent de nouvelles implantations à prévoir ces installations au plus près d’installations terminales embranchées (ITE). Ainsi, et aux côtés de leurs clients, ils seront également des acteurs du report modal qui s’amorce actuellement.

Auteur

  • Olivier Constant   

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