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Sous la Concorde… la logistique

Logistiques Magazine | Éditorial | publié le : 01.07.2005

Les chiffres sont éloquents: 32 millions de tonnes de marchandises arrivent chaque année à Paris, 360 000 livraisons quotidiennes sont effectuées dans la capitale, le quart de l’occupation de la voirie par les véhicules motorisés est dévolu aux déplacements de marchandises intra-muros… Et la courbe n’est pas prête de s’infléchir, notamment devant la montée en puissance des achats sur internet et des livraisons urbaines qui s’ensuivent.

Face à ces données, pouvoirs publics, professionnels et usagers se mobilisent depuis quelque temps déjà pour mettre en œuvre des Plans de Déplacements Urbains prenant en compte la composante "marchandises", alors qu’elle avait tendance à être considérée comme le parent pauvre du trafic urbain. Pour marquer son engagement, la mairie de Paris a frappé un grand coup en organisant le 30 juin dernier une journée nationale "Transport de marchandises en ville", avec à l’appui, une multitude de conférences, débats et témoignages sur la nécessité de trouver, ensemble, les solutions à cet éternel casse-tête: comment concilier livraisons galopantes et cadre de vie acceptable? Il y a plus de 30 ans déjà, Rungis et Garonor étaient nés de la nécessité d’alimenter Paris à partir de plates-formes périurbaines, en stoppant les camions à l’entrée de la capitale. Mais l’accélération des flux prenant le dessus, les camionnettes et autres utilitaires légers sont venus petit à petit saturer le cœur des villes. Mêmes maux, mêmes remèdes… C’est ainsi que se multiplient les PLU – Plates-formes Logistiques Urbaines – dont la dernière vient d’être inaugurée par Chronopost sous la place de la Concorde en clôture de la journée nationale du 30 juin. Véhicules électriques propres, tournées de livraisons rationalisées, pilotage des flux optimisé… tout est fait pour permettre au citadin de vivre, travailler et consommer dans les meilleures conditions. Et freiner cette sorte de schizophrénie qui lui donne un double statut: celui de citoyen-résident exigeant une ville zéro bruit, zéro trafic, zéro pollution et celui de consommateur revendiquant des magasins de proximité à zéro rupture de stocks. Il est certain qu’en inventant de nouveaux modes de fret urbain, y compris en réactivant de vieilles recettes (à l’image de ces triporteurs sillonnant les avenues de la capitale), on a des chances d’offrir à ce citoyen-consommateur une ville respectueuse de l’environnement et "logistiquement correcte".

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Auteur

  • Catherine Fournier

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