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Fret aérien : l'aéroport de Paris-Vatry réalise une seconde année de croissance forte

Actu-Transport-Logistique.fr | Aérien | publié le : 17.01.2018 | Dernière Mise à jour : 17.01.2018

La compagnie russe Air Bridge Cargo a choisi Paris-Vatry, signant le retour des vols réguliers sur la plate-forme.

Crédit photo Paris-Vatry

L’aéroport de Paris-Vatry a profité de la montée en puissance d’un trafic de transit et du retour des vols réguliers fin 2017 pour réaliser un solide exercice. La barre des 20 000 tonnes de fret pourrait, à nouveau, être franchie cette année.

L'aéroport de Paris-Vatry va mieux. Voire même beaucoup mieux puisque la croissance de l'activité cargo a été de 134% en 2017, aboutissant à un trafic de 17 911 tonnes. Il a donc fait beaucoup mieux que 2016 mais aussi que les 13 000 tonnes anticipées en début d’exercice.

Trafic de transit renforcé

Une bonne partie de cette hausse exponentielle est à mettre au crédit du trafic de transit, mis en place pour une durée de trois ans à partir de l’été 2016. Comme l’explique Stéphane Lafay, directeur de l'aéroport de Paris-Vatry, "il conduit une compagnie américaine à faire effectuer des escales techniques à ses appareils Boeing 747-400 effectuant des rotations entre les États-Unis et le Moyen-Orient dans le cadre d'un contrat conclu avec l'US Army. Surtout, il a été renforcé dans le courant de l’année 2017 par l’arrivée de la compagnie Etihad Airways. Cet opérateur assure des liaisons en Boeing 777F à raison d’une rotation hebdomadaire".

Retour des vols réguliers

Mais la bonne nouvelle de l’année 2017 réside surtout dans la reprise des vols réguliers en décembre, alors que l’aéroport en était dépourvu depuis… 2008. La compagnie russe Air Bridge Cargo a choisi Paris-Vatry pour améliorer sa couverture de l’Europe de l’Ouest et de la France pour ses vols en provenance de Chine via son hub de Moscou. Les Boeing 747-8F acheminent, ainsi, jusqu’à 120 tonnes de produits manufacturés chinois dans un sens et des produits pharmaceutiques et alimentaires dans le sens retour. Assurées en temps normal par deux fréquences hebdomadaires, les rotations ont atteint un pic de cinq vols par semaine en fin d’année 2017 du fait de mouvements de grève sur les aéroports allemands.    

Une reprise significative de l’activité charter cargo a, par ailleurs, été enregistrée. Un des trafics concernés a porté sur l’acheminement vers la Chine, le Vietnam et l’Iran d’animaux (bovins, chèvres, cochons) destinés à la reproduction ou à l’élevage.

Bonnes perspectives pour 2018

L’année 2018 devrait s’inscrire dans la même veine que l’exercice précédent. "Notre objectif est de dépasser la barre des 20 000 tonnes traitées et de se rapprocher du cap des 25 000 tonnes annuelles. Nous pourrions, à cette fin, profiter de la mise en place d’une nouvelle desserte régulière sur l’Afrique. Nous en attendons la confirmation dans le courant du premier trimestre. Ce renforcement des vols réguliers va nous conduire à procéder à l’embauche de quatre personnes supplémentaires en CDI. Cela portera nos effectifs à 86 personnes en fin d’année", indique Stéphane Lafay.

Même si l’aéroport est encore loin de son record de 40 455 tonnes en 2008, il n’en poursuit pas moins l’amélioration de ses résultats financiers. Son déficit d’exploitation se réduit depuis 2016, et le chiffre d’affaires de 2017 s’est élevé à un peu moins de 5 millions d’euros. D’ailleurs, Paris-Vatry n’a eu recours qu’à 67% des sommes initialement prévues dans le cadre de ses subventions d’exploitation en 2017.

Investissements et diversification

Sans toucher à ses installations en mesure d’accueillir jusqu’à 200 000 tonnes de fret par an, l’aéroport a prévu d’investir un million d’euros en 2018. Ce budget va permettre de doubler la capacité de la station d’avitaillement et d’agrandir la caserne SSLIA. De nouvelles travées seront, par ailleurs, construites pour abriter le matériel de piste. Enfin, l’aéroport investit dans la certification pharmaceutique CEIV qu’il espère obtenir fin 2018 ou au plus tard début 2019.

Paris-Vatry souhaite, parallèlement, diversifier ses activités en étudiant dès maintenant la construction d’un hangar de maintenance où pourraient être réalisées des checks A et B de Boeing 737 et d’Airbus A320.

Auteur

  • Olivier Constant

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