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Fret aérien : Corsair progresse en Afrique de l’Ouest

Actu-Transport-Logistique.fr | Aérien | publié le : 20.04.2018 | Dernière Mise à jour : 20.04.2018

Avec l’ouverture de Bamako fin janvier 2018, c’est un véritable réseau qui est en train de se mettre en place. Après Dakar et Abidjan, la troisième destination africaine est desservie depuis par deux fréquences hebdomadaires en Airbus A330.

Crédit photo O. C.

La compagnie française s’achemine progressivement vers les 10 % d’activité réalisés dans le secteur cargo. Une progression de ses trafics import et une montée en puissance de ses trafics réalisés en Afrique de l’Ouest pourraient l’aider à atteindre cet objectif.

Corsair profite incontestablement de la reprise économique. Après avoir transporté un peu plus de 17 000 tonnes pour son exercice clos au 30 septembre 2017 (+ 16,4 % en l’espace de quatre ans), la compagnie anticipe de poursuivre sa progression pour l’exercice en cours. Mais c’est à l’import qu’il existe encore des marges de progression importantes. Car le coefficient de chargement à l’export des sept appareils de la flotte au départ d’Orly est déjà compris entre 85 et 90 %. Seules des optimisations peuvent encore permettre d’améliorer ce taux déjà très important. Les efforts portent donc sur l’import, les taux de chargement des soutes s’étageant entre 55 et 65 %.

Relais de croissance sur l’Afrique de l’Ouest

En la matière, Corsair peut compter sur le développement de ses lignes d’Afrique de l’Ouest pour accroître ses emports. Avec l’ouverture de Bamako fin janvier 2018, c’est un véritable réseau qui est en train de se mettre en place. Après Dakar et Abidjan, la troisième destination africaine est desservie depuis par deux fréquences hebdomadaires en Airbus A330. Mais "les capacités fret sur ce nouvel axe sont très dépendantes de la volumétrie bagages des passagers empruntant ces vols. Elles peuvent donc empiéter sur les capacités cargo qui sont de l’ordre de 12 à 13 tonnes par vol. C’est toutefois moins gênant à l’import, car les potentiels sont plus réduits qu’à Abidjan et Dakar", explique Julien Houdebine, directeur réseau, revenues et digital de Corsair.

Une ouverture qui se fait attendre

Abidjan s’achemine progressivement, pour sa part, vers une desserte quotidienne. Aux quatre fréquences hebdomadaires existant alors se sont en effet ajoutées deux rotations supplémentaires depuis début mars 2018. La desserte deviendra finalement quotidienne à partir de juillet 2018. Une bonne nouvelle pour cette ligne très dynamique (croissance du PIB de la Côte d’Ivoire de 7 à 8 % en 2017), où Corsair fait désormais jeu égal avec Air France en termes de parts de marché. Il subsiste toutefois une difficulté quant à la progression des tonnages à l’import des deux lignes en provenance d’Abidjan et de Dakar (un vol quotidien). Il s’agit de l'ouverture d'un poste vétérinaire à Orly le dimanche. Elle pourrait notamment être bénéfique pour les flux de poissons acheminés depuis Dakar. Même si la compagnie bénéficie du soutien des autorités pour faire aboutir cette démarche auprès du ministère de l'Agriculture français, rien n’a bougé sur ce point depuis près de deux ans.

Sur le reste du réseau, Corsair a également renforcé ses positions sur les Caraïbes en inaugurant des vols sur Cuba en mai 2017. Elle a à cette occasion conclu un accord de coopération avec la compagnie nationale Cubana de Aviacion. Le réseau de cette dernière lui permet d’éclater son fret vers des pays d’Amérique centrale et latine comme la Colombie et le Mexique. Pour l’heure, ce trafic est essentiellement export.

De l’impact des nouveaux avions

C’est en partie grâce au renouvellement de sa flotte, qui sera décidée en juillet prochain, que la compagnie pourrait finalement atteindre son objectif de réaliser 10 % de son l’activité dans le secteur cargo à l’horizon 2020. Au moment de la sélection des appareils devant progressivement succéder aux trois Boeing 747-400 d’une capacité d’emport fret moyenne de 16 à 17 tonnes et aux quatre Airbus A330 dont deux en version 300, "Corsair s’attachera à sélectionner des appareils permettant de linéariser son offre cargo tout au long de l’année. Il en sera donc terminé des restrictions cargo intervenant à certaines périodes de l’année lors du changement d’appareils (du Boeing 747-400 plus capacitaire à l’Airbus A330 - ndlr) sur les quatre lignes de l’océan Indien, par exemple", précise Julien Houdepine. "Notre choix s’effectuera entre les Airbus A330neo et A350 et les Boeing 787 et 777-300ER. Ces deux derniers types d’appareils présentent comme avantage de disposer d’une capacité d’emport fret importante. Ce n’est toutefois pas le seul critère que nous prendrons en compte au moment d’effectuer notre choix. Ce renouvellement de flotte pourrait, en outre, nous permettre d’ouvrir de nouvelles routes ou d’ajouter de nouvelles fréquences".

Auteur

  • Olivier Constant

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