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Avico se développe dans le fret aérien en acheminant le matériel de lutte contre la pandémie

Actu-Transport-Logistique.fr | Aérien | publié le : 17.04.2020 | Dernière Mise à jour : 29.04.2020

Autre problème engendré par cette crise sanitaire, l’augmentation des prix résultant de la pénurie d’offre : depuis la reprise des exportations chinoises de masques, les prix des affrètements cargo ont augmenté de 30 %. 

Crédit photo Avico

Avico répond aux conséquences engendrées par la crise sanitaire actuelle en "sourçant" les appareils devant acheminer le matériel de lutte contre la pandémie. Ses activités dans le fret aérien devraient, en conséquence, sensiblement augmenter cette année. 

Face à des donneurs d’ordres inquiets de devoir faire acheminer des masques de protection le plus rapidement possible, Avico profite incontestablement de l’expérience acquise depuis près d’un quart de siècle pour leur trouver les solutions ad hoc.Spécialisé notamment dans l’affrètement aérien (180 millions dos de chiffre d’affaires, 350 personnes), ce groupe parisien tire profit des contacts réguliers noués auprès de deux cents compagnies aériennes de par le monde et de son implantation dans onze pays pour trouver les avions en mesure de réaliser ces acheminements. En fait, depuis l’arrêt de 90 à 95 % des vols long-courrier passagers, il manque tout simplement 60 % de la capacité mondiale de fret aérien. Autre problème engendré par cette crise sanitaire sans précédent, l’augmentation des prix résultant de cette pénurie d’offre : depuis la reprise des exportations chinoises de masques, les prix des affrètements cargo ont augmenté de 30 %. 

Composer avec les nouvelles règles chinoises

Le "sourcing" d’avions passagers transformés provisoirement en avions cargo ne constitue pas la seule difficulté à lever pour Avico. L’affréteur aérien doit en effet composer avec l’adoption par la Chine de nouvelles règles : limitation du nombre de transitaires concernés, interdiction faite aux équipages des avions de débarquer des avions pour se reposer, obligation de passer par le canal diplomatique pour obtenir des droits de trafic depuis quelques jours. Elles ont donc encore compliqué des opérations où les rendez-vous entre les marchandises à expédier et la présence sur place des avions doivent être impérativement tenus. 

Déjà dix millions de masques expédiés

Autant de défis pourtant relevés à la faveur des trois premières rotations de transport de masques conduites dernièrement. Pour le compte de la Région Ile-de-France, deux vols ont relié Shanghai à Paris-CDG, les 31 mars et 13 avril. Un troisième vol a été mis en place entre Guangzhou (Canton) et Lyon le 1er avril. Le client était cette fois un industriel local. Ces trois vols ont transporté au global dix millions de masques. 

Ces premiers vols ont fait appel à un Airbus A340 de la compagnie Hifly, parmi les premières à obtenir de ses autorités de tutelle un agrément pour charger des cartons de fret en cabine. "De nouvelles opérations sous forme de séries de vols, cette fois, sont d’ores et déjà programmées pour la Région Ile-de-France", explique Gilles Gompertz, directeur général du groupe Avico. Avant de poursuivre en indiquant que "d’autres besoins se profilent, comme le transport de blouses de protection. Nous commençons aussi à voir poindre des demandes pour l’Afrique". 

La province, avec des moyens-courriers

Dans ces conditions, la part du fret aérien – de l’ordre de 3 à 5 % avant la crise du Covid-19 – dans l’activité du groupe va sensiblement augmenter, d’autant que ce dernier vient de se voir confier par le ministère des Armées un contrat pluriannuel d’affrètement tant passagers que cargo. L’activité cargo pourrait donc représenter 10 à 15% du chiffre d’affaires d’ici la fin 2020. 

En attendant, Avico travaille de manière intensive à la mise en place de nouveaux vols entre la Chine et la province française, avec de nouvelles compagnies qui ne transportaient, jusque-là, que des passagers. La nouveauté résidera dans l’utilisation d’avions moyen-courrier pour transporter jusqu’à un million de masques par rotation. La difficulté majeure de ces opérations résidera dans la sécurisation de l’escale ou des escales que devront effectuer les appareils pour refaire le plein de carburant, certaines cargaisons ayant déjà fait l’objet de détournements. 

Auteur

  • Olivier Constant  

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