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Fret ferroviaire : la ministre des Transports à l'écoute des opérateurs de fret privés

Actu-Transport-Logistique.fr | Ferroviaire | publié le : 01.09.2017 | Dernière Mise à jour : 19.09.2017

S'inscrivant en droite ligne des positions de Nicolas Hulot, ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, qui, la veille, avait érigé le fret ferroviaire comme une priorité, Élisabeth Borne a ainsi été en mesure d'appréhender les nombreuses attentes des opérateurs de fret alternatifs.

Crédit photo Anne Kerriou

Auteur

  • Olivier Constant  

Les opérateurs de fret ferroviaire privés ont pu faire remonter leurs difficultés et leurs attentes, à la faveur d'une rencontre avec Élisabeth Borne, la ministre des Transports. Elle promet qu'il n'y aura pas d'augmentation des péages sans amélioration de la qualité des sillons. 

Les entreprises privées du fret ferroviaire sont ressorties satisfaites de leur première rencontre avec Élisabeth Borne, qui s'est déroulée à Paris le 30 août. Une réunion "très constructive et d'écoute", selon Pascal Sainson, président de la Commission fret de l'Afra (Association française du rail)

Dix sociétés participaient à cette entrevue qui semble témoigner d'une réelle prise de conscience de l'importance des entreprises privées pour ce secteur : Europorte, Euro Cargo Rail, Linéas, CFL Cargo France, Régiorail, ETMF, Colas Rail, RDT 13, Sécurail et VFLI. S'inscrivant en droite ligne des positions de Nicolas Hulot, ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, qui, la veille, avait érigé le fret ferroviaire comme une priorité, Élisabeth Borne a ainsi été en mesure d'appréhender les nombreuses attentes des opérateurs de fret alternatifs. Et ce alors même que ces derniers commencent à relever la tête après un exercice 2016 difficile. 

Investir dans le réseau

Les entreprises ferroviaires ont souhaité avoir une vision un peu plus stratégique de l'État vis-à-vis de l'avenir du fret. "Elles ont rappelé par ailleurs que le fret ferroviaire est un levier de développement économique et de création d'emplois, le tout s'inscrivant parfaitement dans la transition énergétique", explique Franck Tuffereau, délégué général de l'AFRA (Association française du rail).   

Les entreprises ferroviaires demandent aussi à l'État de poursuivre ses investissements sur le réseau. Il conviendrait, selon Pascal Sainson, "d'accélérer la rénovation du réseau de lignes capillaires fret tout en y consacrant des moyens supplémentaires. Les voies de service ne doivent pas être oubliées car nous avons une situation plus dégradée que sur les voies capillaires". 

Eric Debrauwere, président de Régiorail, insiste, de son côté, "sur la nécessité de trouver des solutions de convention d'occupation temporaire pour viser l'équilibre des coûts dans la maintenance des lignes capillaires". Il prône également "l'accélération du déploiement des prestataires gestionnaire d'infrastructure (PGI) de nouvelle génération". 

L'épineuse question des péages

Au-delà des lourdeurs administratives et des contraintes réglementaires dénoncées par certaines sociétés, les opérateurs privés, clients de SNCF Réseau, sont très sensibilisés à l'augmentation des péages qui nuit à leur rentabilité, déjà mise à mal par l'application du cadre social harmonisé.

Prenant exemple sur l'Allemagne, qui vient de décider d'une diminution des péages pour les opérateurs de fret, ils demandent que les péages ne soient pas augmentés dans les proportions prévues. Car c'est une hausse de 40 %, plus l'inflation ferroviaire, qui est prévue sur la période 2017-2026. À cela, la ministre répond qu'il n'y aura pas d'augmentation du coût des péages tant qu'il n'y aura pas d'amélioration de la qualité des sillons. 

Les opérateurs de fret alternatifs souhaitent, enfin, que l'État continue à verser ses subventions pour couvrir les coûts imputables à l'infrastructure et l'aide au coup de pince pour le transport combiné. 

Établir une liste des priorités

La ministre a clos cette première réunion en demandant aux opérateurs de lui dresser un état des lieux précisant leurs requêtes principales. Parmi celles-ci figure en bonne place la réduction des goulets d'étranglement des principaux nœuds ferroviaires, dont ceux de l'Ile-de-France et de Lyon. La distorsion de concurrence induite, selon les entreprises privées, par les pertes récurrentes de Fret SNCF, constitue aussi un sujet de préoccupation. 

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