Une étude pour doper le fret ferroviaire en Bretagne

Remi Cristoforetti, directeur general du groupe Le Gouessant.

Crédit photo OC
L’Etat, la Région Bretagne et SNCF Réseau viennent de présenter une étude stratégique sur le report modal au profit du rail au Bretagne. L’objectif est de multiplier par six le trafic d’ici 2050. Déjà, les investissements en faveur du fret ferroviaire ont progressé d’un facteur de seize à la faveur des opérations qui seront conduites dans le cadre du Contrat de Plan Etat-Région (CPER) 2023-2027.
 

L'actu. La Région Bretagne a, enfin, la trajectoire qu’elle recherchait pour enclencher une dynamique décisive en faveur du fret ferroviaire.

Aux côtés de l’Etat et de SNCF Réseau, elle a présenté l’étude sur le fret ferroviaire en Bretagne sur le site du groupe Le Gouessant à Saint-Gérand (Morbihan) le 29 avril 2024. Associant l’ensemble des acteurs de la filière, ce travail a permis de dresser un diagnostic, d’identifier un potentiel et de définir les mesures pour répondre aux besoins sur le territoire.

Le contexte. Le diagnostic pour cette région périphérique éloignée des grands axes n’était pas franchement flatteur. La quinzaine de trains de fret qui circule chaque jour sur son territoire ne représente, en effet, qu’une part modale de 1,4 %, soit la plus faible de toutes les régions françaises.

De nombreux atouts. Pourtant, la Bretagne dispose de nombreux atouts pour faire redécoller son fret ferroviaire. Au-delà de l’existence d’un réseau ferroviaire circulaire, elle dispose de 69 installations terminales embranchées (ITE), de quatre ports, d’un chantier de transport combiné actif et d’un véritable potentiel de développement auprès de chargeurs qui doivent se former à nouveau à l’utilisation du fret ferroviaire.

Un objectif ambitieux. Après avoir étudié plusieurs scénarios, les trois partenaires précités ont fixé un objectif ambitieux, celui de multiplier par six le trafic ferroviaire d’ici 2050. Pour y parvenir, un effort financier sans précédent va être engagé lors du CPER 2023-2027.

Le financement. Ce sont, en effet, non moins de 64 millions d'euros (M€) - contre 4 M€ seulement au cours du précédent CPER) – qui seront investis durant cette période. Les plus grosses opérations, puisque mobilisant un montant global de 40 M€, concerneront la remise en état des lignes capillaires fret de Auray-St-Gérand et Vitré-Gérard.

La poursuite des aménagements du chantier de transport combiné de Rennes pour 15 M€ permettra, quant à elle, de développer l’offre de transfert route/rail en ajoutant potentiellement deux allers-retours par semaine supplémentaires.

Une gouvernance régionale. En parallèle, 6 M€ iront aux raccordements des ports de Brest et de Lorient tandis que 2 M€ seront engagés pour la remise en service d’ITE. Enfin, le dernier M€ financera une étude portant sur la mise en place d’une gouvernance régionale, facilitant les relations entre acteurs et examinant l’opportunité de la mise en place d’un opérateur ferroviaire de proximité.

Nouveau chantier de transport combiné. En marge de l’accompagnement de la transition au cours de la période 2028-2040 qui pourrait voir jusqu’à 1,2 million de tonnes (Mt) de marchandises transférées de la route, le développement des trafics ferroviaires pour de nouvelles filières – dont les granulats – pourrait se concrétiser par un trafic fret ferroviaire porté à 9 Mt à l’horizon 2050. À cette échéance, un nouveau chantier de transport combiné pourrait avoir vu le jour si les trafics atteignent des volumes compatibles.

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