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Olivier Pagès, Ffly4U : "C’est la 1re fois que la supply chain des industriels crée de l’information facturable"

Logistiques Magazine | Supply Chain | publié le : 27.06.2017

Olivier Pagès, président fondateur de Ffly4u.

Crédit photo Ffly4u

Le président-fondateur de Ffly4U, start-up spécialisée dans l’Internet des Objets (IoT) pour le suivi d’actifs mobiles, présentait sa solution sur le salon Viva Technology à Paris, du 15 au 17 juin 2017. L’occasion de faire le point sur cette technologie qui apporte un nouveau business model à la supply chain des industriels.

Logistiques Magazine : Pouvez-vous rappeler comment fonctionne votre technologie ?

Olivier Pagès : Nous proposons une solution clés en main, simple, complète et à coût maîtrisé qui consiste à fixer de petits émetteurs ayant une autonomie d’énergie de 4 à 7 ans sur des actifs mobiles à tracer. Ces balises envoient des informations de géolocalisation (mais aussi de mouvement) à un rythme constant plusieurs fois par jour. Celles-ci sont transmises via un réseau de télécommunication bas débit dédié à l’IoT, de type Sigfox ou LoRa, à notre plateforme Cloud qui les traite et les structure en fonction des besoins des clients. Nous mettons alors les données recueillies à leur disposition sur un site web. Notre dispositif numérique leur permet ainsi de suivre en temps réel leurs actifs mobiles réutilisables, souvent des contenants logistiques de pièces ou de colis, et d’en optimiser la gestion.
 

L.M. : Pourquoi avoir présenté votre solution sur le stand de La Poste à Viva Technology ?

O. P. : Il s’agissait notamment de présenter un test de suivi d’une cinquantaine de box plastiques pliables et réutilisables contenant des articles textiles, que l’on mène avec Viapost Transport Management, une filiale du groupe La Poste, spécialisée dans l’organisation du transport. L’idée est de tracer ces box équipées chacune d’un petit émetteur de géolocalisation, sur des flux aval de distribution, depuis l’entrepôt jusqu’à trois magasins Kiabi concernés du nord de la France. Pour l’heure ce test se limite au geofencing, autrement dit à l’identification de l’arrivée de ces box sur les magasins. Si elle est concluante, cette expérimentation pourrait être étendue à l’ensemble des box plastiques utilisés par Viapost Transport Management, soit 50 000 unités, afin de suivre les livraisons et d’optimiser la gestion de leur parc, en traçant leur retour à vide et leur rotation. La Poste a un double intérêt à utiliser notre technologie : le tracking de ces actifs mobiles leur permet de tester également LoRa, son propre réseau telecom national dédié à l’IoT, qui permet aux balises émettrices de transmettre à notre plateforme Cloud les informations de positionnement des box plastiques.
 

L.M. : Opérez-vous d’autres tests de suivi d’actifs pour d’autres industriels ?

O. P. : Nous traçons 2 000 tourets de câbles électriques du fabricant de câbles Nexans en utilisant cette fois le réseau telecom Sigfox, dédié à l’IoT, grâce à une balise GPS fixée sur chaque touret. L’objectif est de permettre à Nexans d’optimiser la gestion de son parc de tourets sur les chantiers, en diminuant les pertes et les abandons. Et de donner surtout à son client Enedis, l’opérateur du réseau de distribution électrique qui loue les tourets, la possibilité d’en tirer un gain économique en réduisant leur immobilisation sur les chantiers. Mieux, nos émetteurs sont capables de mesurer la longueur de câble consommée sur chaque touret. Enedis peut ainsi suivre ses commandes de câble en associant l’identification de la commande au touret numéroté correspondant qui lui est affecté. Ce qui permet aux chefs de chantiers de planifier plus efficacement leurs opérations quotidiennes, car ils peuvent désormais connaître en détail le type et la quantité de câble qu’ils portent.

On trace également les engins de chantier d’un loueur d’équipements de travaux publics avec des émetteurs capables de mesurer aussi leur mouvement. Du coup, on permet au loueur d’ajuster le contrat de location de ses engins sur leur usage effectif et d’en tirer une valeur résiduelle plus importante.
 

L.M. : En quoi votre solution révolutionne le business model des industriels ?

O.P. : En traçant des contenants mobiles de pièces ou de colis, on crée de l’information à valeur ajoutée pour les industriels qui peuvent la monétiser à leurs clients. C’est la première fois que la supply chain apporte une information qui a une valeur facturable. L’intelligence embarquée sur des produits connectés peut ainsi permettre aux industriels de passer à un nouveau business model de service récurrent. Il s’agit de convaincre le top management des entreprises industrielles que le suivi d’actifs mobiles grâce à l’IoT peut leur donner une ligne supplémentaire de chiffre d’affaires apportée par la supply chain.

Auteur

  • Bruno Mouly

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