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Projet de Loi de Finances Rectificative : le cas Amazon mis en exergue

Supply Chain Magazine | Supply Chain | publié le : 26.06.2020 | Dernière Mise à jour : 26.06.2020

Dans le Projet de Loi de Finances Rectificative n°3 qui arrivera à l’Assemblée nationale le 29 juin, un amendement proposé par le gouvernement fait bondir les représentants de la filière transport et logistique,

Crédit photo Assemblée nationale

Dans le Projet de Loi de Finances Rectificative n° 3, un amendement proposé par le gouvernement a fait bondir les représentants de la filière transport et logistique : l’augmentation extrêmement rapide de la domination d’Amazon sur le commerce en ligne en France est clairement pointée du doigt.

Alors que le Projet de Loi de Finances Rectificative n°3 (PLFR3) arrivera à l’Assemblée nationale en séance publique le 29 juin, un amendement proposé par le gouvernement et une proposition de loi émanant d’une trentaine de députés de diverses sensibilités ont fait littéralement bondir les représentants de la filière transport et logistique,

L’augmentation extrêmement rapide de la domination d’Amazon sur le commerce en ligne en France est clairement pointée du doigt par l’initiative des parlementaires proposant ce moratoire. Au sujet du géant de l’e-commerce, le texte du projet de loi cite d’ailleurs "quatre méga‑projets autorisés par l’État à Augny‑Metz (185 000 m2), Colombier Saugneu ‑ Lyon St Exupéry (160 000 m2), Senlis (55 000 m2) et Fournès (39 000 m2) avec un entrepôt et centre de tri de 18 mètres de haut (6 étages) à 4 kilomètres du Pont du Gard" , ainsi qu’un permis de construire délivré "pour un projet à Belfort (76 000 m2) ", et l’imminence de l’autorisation de deux autres projets, à Dambach‑la‑Ville, dans le Bas-Rhin (150 000 m2) et à Rouen (120 000 m2).

Une empreinte carbone doublée

"Arrêtez de tirer sur le logisticien !", réagit Union TLF dans un communiqué de presse, en rappelant que la création de grands sites logistiques, le plus souvent omnicanaux, est une réponse à l’élargissement des gammes de produits, à la nécessité de massifier les produits transportés et au besoin de livrer les clients rapidement et à moindre coût. "Croyons-nous un seul instant que l’interdiction des sites logistiques e-commerce changerait le comportement des Français qui souhaitent bénéficier d’une gamme large pour leur achat ? Bien sûr que non. Ces mêmes produits seraient simplement acheminés depuis nos frontières et livrés par une multitude de transporteurs, sans massification ni optimisation. Résultat : l’empreinte carbone des produits ainsi transportés serait doublée voire davantage" plaide le communiqué d’Union TLF.

En conclusion, son président Eric Hémar (également Pdg d’ID Logistics) n’y va pas par quatre chemins : "Les leçons du confinement sont à peine tirées que le logisticien est de nouveau la cible d’attaque caricaturale. La crise Covid a montré l’utilité et l’efficacité des organisations logistiques et particulièrement celle de l’e-commerce. Il est contradictoire de se féliciter de l’accès des Français à l’ensemble des produits en quelques heures et de refuser de voir les organisations qui sont derrières" déclare-t-il. La pression monte…

Auteur

  • Jean-Luc Rognon

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