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L’Allemand Zalando a ouvert son premier entrepôt français

Logistiques Magazine | Supply Chain | publié le : 14.03.2017

Le site de Moissy-Cramayel rassemble sur 20 000 m2 les chaussures, vêtements et accessoires de mode les plus achetés sur sa boutique française.

Crédit photo Anne Kerriou

Le premier entrepôt français de Zalando, confié à Arvato, va permettre au distributeur en ligne de raccourcir ses délais de livraison pour l’Hexagone. 

Comme il l’a fait en 2016 pour son marché italien, Zalando a lancé début février un premier entrepôt en France pour livrer ses clients français. Situé à Moissy-Cramayel (Seine-et-Marne), dans un parc logistique géré par Prologis, à deux pas du nouvel entrepôt de son concurrent Sarenza, le site rassemble sur 20 000 m2 les chaussures, vêtements et accessoires de mode les plus achetés sur sa boutique française.

"Plusieurs milliers de références stockées avant dans nos entrepôts allemands, dont le quatrième, que nous avons ouvert début 2016 à Lahr, face à Strasbourg”, dit David Schröder, le vice-président de Zalando chargé des opérations. “Pour l’instant, 1 commande sur 4 de nos clients français part de Moissy-Cramayel, avec l’aide de La Poste. Nous voulons aller plus loin.” Les entrepôts allemands continuent donc de livrer en partie la France, avec La Poste.

Livraison à domicile sur rendez-vous, paiement décalé...

Zalando compte sur cette plate-forme pour attirer sur son site de nouvelles marques françaises, mais surtout pour raccourcir ses délais de livraison sur le territoire, un élément au centre de la bagarre entre les grands sites de vente en ligne. “Jusqu’ici, nous mettions entre 2 et 5 jours ouvrés pour livrer les Français depuis l’Allemagne”, explique David Schröder.

“Avec Moissy, nous pensons réduire ce délai de 1 jour pour certaines zones, et de 2 jours pour d’autres. En Italie, nous avons gagné entre 1 et 2 jours.” Le dirigeant ne cache pas que Paris pourrait même à terme être livré le jour même, comme Zalando le fait à Cologne, Berlin et tout dernièrement à Amsterdam, mais sans donner de date précise. 

L’Allemand a déjà étendu récemment à la France plusieurs de ses services, comme le retour de ses colis depuis la boîte aux lettres du client, ou à domicile sur rendez-vous (avec Stuart), et le paiement par carte bancaire décalé (“pay later”), comme en Allemagne, où les habitants ont l’habitude de passer de nombreuses commandes dans différentes tailles, d’essayer chez eux, de renvoyer largement, et de ne payer qu’ensuite.

Des convoyeurs à terme

"Nous serons contents si le taux de retour de nos colis en France se rapproche de celui de l’Allemagne, qui est supérieur à 50 %”, souligne Delphine Mousseau, vice-présidente de Zalando, chargée des marchés. “Car cela voudra dire qu’on décomplexe nos clients français avec l’achat en ligne de mode. Ils n’entreraient pas avec un seul vêtement à essayer dans la cabine d’un magasin physique !”.

L’entrepôt français ne gère cependant pas encore les retours. “Nous installerons courant avril 2017 des tables pour les traiter. Le site devrait atteindre son rythme de croisière en mai-juin prochains”, indique Lionel Mabelle, le directeur de la plate-forme sous-traitée à Arvato (groupe Bertelsmann), qui était déjà un prestataire de Zalando en Allemagne, pour son offre de services financiers et de centres d’appels.  

Arvato affirme avoir réalisé l’investissement (aménagement, loyer) et dessiné les plans, tout en ayant suivi les préconisations de Zalando, et ses TMS/WMS Zalos. “Leur équipe projet est venue pendant 5 semaines nous expliquer le fonctionnement”, souligne le directeur de l’entrepôt, occupé jusque fin 2015 par Sony, qui dispose d’une quinzaine de quais de déchargement et emploie une quarantaine de personnes polyvalentes, qui travaillent du lundi au vendredi, mais sans cut-off pur l’instant.

10 000 m 2 supplémentaires prévus en 2017

Le bâtiment n’est pas mécanisé, mais des convoyeurs sont prévus à terme pour les zones emballage et retour colis. Au déchargement, deux types de flux : les marchandises qui arrivent des entrepôts allemands de Zalando avec une étiquette jaune (QL pour "Quality Label"), code à barres unique, qui suit le produit sur le site, et les colis livrés directement par les fournisseurs, qui reçoivent le QL.

Mis dans des chariots, ils sont ensuite rangés de “façon chaotique”, c’est-à-dire que les chaussures sont mélangées avec les vêtements (suspendus ou pliés) et les accessoires, dans de nombreuses étagères. L’opérateur scanne le chariot, le colis et l’étagère avec un PDA classique, une opération qu’il renouvelle en mode picking, lorsqu’une commande (simple/multiple) tombe et que le WMS de Zalando lui donne le meilleur chemin pour se rendre d’une allée à une autre. Cet entrepôt va être agrandi à 30 000 m2 en 2017 avec 2 mezzanines et employer 200 personnes à terme. Zalando va ouvrir un autre hub logistique à Gryfino (Pologne) à l’automne 2017, puis en Suède.

Thème(s) associé(s)

E-commerce/Retail

Auteur

  • Vincent Lepercq

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