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Un marché poids lourds 2019 orienté à la baisse

Actu-Transport-Logistique.fr | Routier | publié le : 31.01.2019 | Dernière Mise à jour : 31.01.2019

L'OVI note que des "inquiétudes se font jour sur la croissance", mais estime aussi que "le secteur du transport routier de marchandises est dans une situation financière qui s'est assainie et consolidée depuis plusieurs années".

Crédit photo Grégoire Hamon

Après une belle année 2018, le marché poids lourds subira une légère régression cette année, souligne l'Observatoire du véhicule industriel. Perspectives économiques incertaines, nombre élevé de VO (véhicules d'occasion), baisse dans le bâtiment, délais élevés en carrosserie, autant de petits cailloux repérés pour le marché 2019 des 5 t et plus.

Lendemain de fête. Après une année 2018 euphorique, l’année 2019 sera placée sous le signe de la régression. Le marché français des véhicules industriels de plus de 5 tonnes devrait baisser de 5,5 % en 2019, tout en restant à un niveau "solide", selon une prévision de l'Observatoire du véhicule industriel (OVI) de BNP Paribas.

2018 en fanfare

Sur la base des chiffres des 11 premiers mois, l'OVI estime que les immatriculations de véhicules industriels ont été en hausse de 7 % en France sur 2018, à 54 000 camions neufs immatriculés. Cela "en fera un exercice qui s'inscrira parmi les meilleurs scores des 20 dernières années", a estimé Jean-Michel Mercier, directeur de l'OVI, lors d'un point presse début janvier. Le marché s’est même situé au-delà du seuil normal de renouvellement des véhicules, souligne-t-il.  "Le fort taux de renouvellement s’explique par l’excellent TCO (total cost of ownership - coût de détention) des nouvelles gammes. Quand on voit le gain que cela peut apporter en termes de consommation, alors que les taux du crédit sont à zéro et que les entreprises de transport moyennes et grandes bénéficient d’une bonne capacité d’endettement, c’est une bonne attitude de gestion que de penser à renouveler", explique ce financier.

Au-dessus des 50 000 unités

Pour autant, l’OVI ne s’emballe pas pour 2019. L’Observatoire table donc sur un marché de 51 500 camions, avec 28 000 tracteurs (en baisse de 6,6 %) et 23 500 porteurs (baisse de 4,0 %). "Ce n’est pas du pessimisme, mais une stabilisation du marché. On est sortis de la crise, on n'y retombe pas. Je pense que le marché français est à son seuil, au-dessus de 50 000 véhicules Avec 51 500 immatriculations, nous nous situons au bon niveau d’équilibre, voire même un peu au-dessus", estime Jean-Michel Mercier. Quelques obstacles vont en effet se dresser cette année. L'OVI note que des "inquiétudes se font jour sur la croissance", mais estime aussi que "le secteur du transport routier de marchandises est dans une situation financière qui s'est assainie et consolidée depuis plusieurs années".

L'Observatoire remarque également que les effectifs dans ce secteur ont augmenté depuis 2015, mais estime que le développement de l'activité risque d'être freiné par la pénurie de conducteurs. Il s'inquiète par ailleurs pour l'évolution de la conjoncture dans le secteur du bâtiment et travaux publics (BTP), un des moteurs du marché des véhicules industriels, constatant un repli de la construction neuve de logements sur les trois premiers trimestres de 2018, même si les tendances du secteur restent "globalement positives".

Un marché VO qui se grippe

Les longs délais de carrosserie pèseront également sur le marché des porteurs cette année. "Tout ce qui ne sera pas passé avant l’été, voire le printemps, sera livré en 2020", assène Jean-Michel Mercier.

Enfin, le marché VO (véhicules d'occasion) commence aussi à coincer. Qui veut encore des Euro V alors que l’on trouve déjà des Euro VI de seconde main pour les tracteurs routiers ? Les stocks s’amoncellent chez les constructeurs ainsi que chez les marchands de poids lourds (ils restent encore raisonnables chez les concessionnaires). Les prix de vente du VO s’en ressentent et "reculent nettement", souligne l’OVI. "En 2009 et 2010, le parc de VO bien rempli avait stoppé les ventes du neuf, car plus personne ne voulait faire de reprise. Cela avait grippé le marché, il faudra surveiller cet éventuel phénomène", alerte Jean-Michel Mercier.

Auteur

  • Grégoire Hamon

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