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Transports Pierre Rousson : "Lors de la reprise, notre ligne d’investissement ne sera pas gelée, mais congelée !"

L'Officiel des Transporteurs | Routier | publié le : 04.05.2020 | Dernière Mise à jour : 05.05.2020

Pierre Rousson, dirigeant des Transports Rousson.

Crédit photo DR

Pierre Rousson, dirigeant des Transports Rousson (43) joue la prudence pour affronter la crise. Cette PME, de 100 salariés et 15 M€ de CA, propose du fret industriel ainsi que du transport de lots ou demi-lots, sur plusieurs régions.

L’Officiel des Transporteurs : Comment traversez-vous la crise sanitaire ?
Pierre Rousson 
: Nous avons perdu 15 % de notre chiffre d'affaires des mois de mars et avril. Nos banques ont proposé de décaler les échéances de nos crédits, ce que nous avons fait pour ces deux mois. J’avais également demandé par précaution un prêt garanti de la BPI qui m’a été accordé. J’ai attendu le mois d’avril pour voir quelle serait l’activité, puis j’ai finalement confirmé le prêt. Pour l’heure, l’activité est plutôt bonne. Mais je sais que ce n’est pas le cas de tous mes confrères. De 2 chauffeurs sur 84 que nous avions placés en chômage partiel, nous n’en avons plus qu’un à présent. Je craignais que l’impact soit plus fort sur la durée, mais il a finalement été assez linéaire : la situation n’a pas trop changé depuis le 18 mars. C’est l’avantage, je pense, d’être multisecteur, multirégion, multiproduit et de travailler beaucoup pour l’alimentaire.

O.T. : Comment s’annonce la reprise pour vous ?
P. R.
 : Nous sommes impactés, mais je suis assez serein. Après, à quoi ressemblera demain ? Personne ne peut le dire. La plupart de nos clients nous disent que leurs carnets de commandes sont plus maigres, donc peut-être y aurait-il une baisse d’activité à envisager. Nous nous adaptons au fur et à mesure.

O.T. : À terme, pensez-vous pouvoir investir à nouveau ?
P.R. 
: Notre ligne d’investissement ne sera pas gelée, mais congelée ! D’habitude j’investis 1,5 million d’euros par an. À partir du second trimestre, je ne vais financer que ce qui est indispensable - des véhicules - pour moitié du budget, par prudence. Pour les financer, je fais appel soit à un crédit-bail soit à un crédit classique. Je prends systématiquement au moins cher. Le crédit-bail m’évite d’avancer la TVA donc je le privilégie si je suis court en trésorerie. Généralement, je ne rencontre pas de problématique particulière pour financer mes investissements. À l’heure actuelle, j’ai 6 à 7 interlocuteurs bancaires, qui étaient déjà présents en 2008 lorsque nous avions subi un important incendie. Douze de nos camions avaient brûlé, nous avions perdu 850 000 €, on m’avait remboursé 500 000 € deux ans après. L’entreprise a mis deux à trois ans pour s’en remettre. Ils continuent de nous suivre car ils connaissent ma gestion.

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  • Propos recueillis par Marie Albessard

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