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Thomas Effantin, Trusk : "Nous voulons révolutionner la livraison du dernier kilomètre"

Actu-Transport-Logistique.fr | Routier | publié le : 21.02.2019 | Dernière Mise à jour : 21.02.2019

Les fondateurs de Trusk : de gauche à droite Jonathan Asquier, CTO, Thomas Effantin, CEO, et Sébastien Tronel, CFO.

Crédit photo Trusk

La start-up Trusk, qui a démarré en janvier des livraisons directes de l’entrepôt au particulier pour Ikea, est spécialisée dans la livraison J Zéro. Déjà présente dans 10 grandes villes françaises, elle vient tout juste de lever 7 millions d’euros et s’apprête désormais à conquérir l’Europe. Thomas Effantin, président de Trusk, nous en dit plus sur cette jeune pousse à la progression de 300 % en seulement 1 an.

Actu-transport-logistique.fr : Pouvez-vous nous présenter votre entreprise, qui est à un tournant de son aventure ?
Thomas Effantin : Livrer votre colis lourd en J Zéro, c’est la promesse que fait Trusk. Elle est née en 2015 de l’union de Takes.io et de Wesquare, spécialisée dans le stockage de boxes pour les particuliers. L’idée de créer Trusk est venue du besoin, exprimé par les clients, de transporter ces contenus. Nous sommes déjà présents dans 10 grandes villes françaises et venons juste de lever 7 millions d’euros grâce aux investisseurs via ID et Daphni et nous apprêtons désormais à conquérir l’Europe.  

Actu-TL : Vous avez plusieurs types de forfaits relatifs à différents niveaux de services mais limitez la charge maximale à 1,2 Mt tonnes et 20 à 30 km autour du magasin, c’est bien cela ?

Thomas Effantin : Oui mais nous pouvons tout faire, nous travaillons sur Melun par exemple. Au-delà du rayon de 20 ou 30 km, selon les cas, les prix changent. À partir de 700 kg on va faire appel à deux camions par exemple.

Actu-TL : Comment s’organisent vos flux aujourd’hui ?

T. E. : Trusk met à la disposition des professionnels et des particuliers des chauffeurs avec véhicules. Nous avons en majorité deux cas de figure : avec certaines enseignes, sur la plate-forme de magasins type Leroy Merlin, par exemple, le client choisit un horaire et une date de livraison. Selon l’algorithme, l’offre est proposée aux truskers susceptibles d’être concernés qui sont libres d’accepter, ou pas, la course. Dans l’autre cas notre API s’intègre dans les systèmes des magasins comme Ikea. Avec l’activité en collaboration avec cette enseigne sur Gennevilliers, nous avons créé Trusk Logistic avec XPO : pour nos clients nous vérifions les commandes à l’entrepôt et les dispatchons. On commence à mettre un pied dans l’entrepôt.

Actu-TL : Qui sont vos truskers ? Quel est leur statut ? Pourquoi sont-ils limités à 50 % d’activité avec Trusk ?

T. E. : Trusk étant commissionnaire de transport, nous ne sommes pas employeurs, ils sont pour nous prestataires. Ce sont en majorité des TPE. Pour être trusker il faut déjà être professionnel de transport, à savoir titulaire d’une capacité de transport, avoir une société et au moins un camion. Ceux qui répondent aux critères de sélection suivent ensuite une formation à la Trusk Academy. La limite à 50 % d’activité évite la dépendance, d’un côté comme de l’autre. Ils conservent 80 % de la course.

Actu-TL : Avez-vous une flotte en propre puisque nous avons vu des camions Trusk ?

T. E. : Nous n’avons aucune flotte en propre. Nous demandons en contrepartie à nos truskers de revêtir "la tenue" Trusk, à condition que leur notation par les clients atteigne 23/30.

Actu-TL : Vous avez un bureau à Londres et des projets à l’international pour 2019.  Un déploiement de votre activité à Londres est-il prévu ?
T. E. : Non, si ce bureau est installé là-bas, c'est parce que Londres est un formidable laboratoire d’innovation dans notre domaine. La première ville concernée par notre activité à l’international sera Genève, puis 2 à 3 villes suivront dans les prochains mois.
Ce qui compte pour nous est la satisfaction client, être à son écoute. Celle-ci se base sur un critère, le bon déroulement de la livraison. L’important est d’être le plus flexible possible. La livraison du dernier kilomètre n’a pas évolué ces dernières années. Ce que nous voulons, c'est révolutionner la livraison du dernier kilomètre.

Fiche d’identité de Trusk

  • Création : 2015
  • Activité : livraison de colis lourds, jusqu’à 1,2 Mt, à 90 % en B to B to C
  • Siège : Saint-Ouen
  • Effectif : 55 personnes
  • Truskers : + 500 réguliers
  • Livraisons : 25 000 par mois, objectif visé 400 000 en 2019

Auteur

  • Marie-Helen Gallon

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