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Taxation des infrastructures : les préalables de l'OTRE

Actu-Transport-Logistique.fr | Routier | publié le : 17.01.2018 | Dernière Mise à jour : 19.01.2018

La présidente de l'OTRE, Aline Mesples, a rappelé les pré-requis de l'organisation professionnelle avant toute taxation des poids lourds.

Crédit photo Anne Kerriou

L'Organisation des transporteurs routiers européens a profité de la traditionnelle cérémonie des vœux pour rappeler les pré-requis qu'elle revendique avant toute décision sur le financement des infrastructures. La vignette semblerait avoir les faveurs du gouvernement.

S'il fallait désigner le mot clef de cette rentrée 2018, on retiendrait sans doute la mobilité. Du paquet européen à la future loi d'orientation en France, le sujet est au cœur des négociations de ces deux corpus législatifs déterminants pour le transport routier de marchandises.

L'option vignette

Hasard du calendrier : les échéances coïncident, puisque la présidence bulgare est fortement incitée à boucler les négociations sur le paquet mobilité européen avant le mois de juin, tandis qu'en France, la ministre des Transports, Élisabeth Borne, doit rendre sa copie au printemps. Sur ce dernier point, selon des informations recueillies par Les Echos, le gouvernement pencherait pour la création d'une vignette poids lourds pour les routes nationales.

Cette hypothèse, révélée le jour même où l'OTRE tenait sa traditionnelle cérémonie des vœux, n'est pas pour déplaire à l'organisation professionnelle, qui avait soutenu cette option lors de l'abandon de l'écotaxe. Mais pas question pour autant de crier victoire. D'abord parce que rien n'est confirmé, et ensuite parce que l'OTRE rappelle qu'elle exige un certain nombre de prérequis avant d'accepter une quelconque solution de financement des infrastructures.

Un audit préalable

"Nous voulons d'abord un audit financier. Il faut qu'on fasse le point sur les dépenses et les recettes de la route, pour qu'on parle des mêmes choses et que l'on aborde de manière objective la question des coûts externes", a martelé la présidente de l'OTRE. Aline Mesples a également rappelé l'opposition farouche de l'organisation professionnelle à toute taxe kilométrique et plaidé pour un fléchage du financement, afin que l'argent soit effectivement "affecté à la modernisation du réseau", ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui avec la surtaxation de 4 centimes par litre de gazole qui a remplacé l'écotaxe. Une surtaxation dont l'OTRE considère également la suppression comme un évident préalable.

L'organisation professionnelle souhaite par ailleurs que la réflexion sur le financement des infrastructures englobe les réseaux concédés et non concédés, qui sont forcément interdépendants. "Les autoroutes doivent avoir des tarifs incitatifs pour amener les poids lourds à les utiliser. Et il faut aussi arrêter avec les interdictions de circuler qui fleurissent partout et ne cessent de compliquer les opérations des entreprises de transport", a déclaré Aline Mesples.

La présidente a enfin émis l'idée que tous les véhicules contribuent au financement, y compris les véhicules électriques.

Auteur

  • Anne Kerriou

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