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Sotrime : "Les aides apportées pourraient soutenir artificiellement des entreprises déjà en difficulté avant la crise"

Indicateurs | publié le : 17.02.2021 | Dernière Mise à jour : 17.02.2021

Mahrez kachbouri, président de Sotrime.

Crédit photo DR

Mahrez Kachbouri, président de Sotrime, met le doigt sur plusieurs conséquences possibles de la pandémie, ou plutôt de la façon dont la pandémie a été gérée. Il pointe notamment les aides, qui en soutenant certaines entreprises déjà fragiles, pourraient précipiter la chute de leurs concurrents. Il s'interroge également sur les conséquences de la logistique actuelle, qui voit s'effectuer un transfert des stocks.

"La manière dont l’État accompagne les entreprises depuis le début de la crise sanitaire est satisfaisante mais nous manquons de visibilité sur le moyen terme. Les aides apportées pourraient présenter l’inconvénient de soutenir artificiellement des entreprises qui se trouvaient déjà en difficulté avant la crise. Dans une telle perspective, un risque systémique pourrait se développer et occasionner la chute de sociétés saines.

L’État n’est pas exempt de tout reproche

Depuis plusieurs années, l’État suit une politique qui, d’un point de vue fiscal, va globalement dans la bonne direction puisque l’impôt sur les sociétés a diminué, de même que les cotisations patronales, grâce au dispositif dit réduction Fillon. L’Éducation nationale apparaît également davantage en phase avec des métiers comme les nôtres à travers le développement des filières professionnelles. On doit continuer à encourager l’alternance. Pour autant, l’État n’est pas exempt de tout reproche. Ainsi, il délaisse les infrastructures, hormis les autoroutes. On ne peut que regretter une dégradation des conditions de circulation sur les départementales et les nationales.

Investir massivement dans le rail-route

Par ailleurs, si une politique écologique pérenne doit être, il est indispensable d’investir massivement dans le rail-route, et de le faire sur le long voire le très long terme. On peut aussi s’interroger sur le modèle de chaîne logistique que l’État a laissé se mettre en place. Les centres commerciaux n’ont plus de stocks et la responsabilité du stockage a été transférée sur les entreprises du transport de marchandises ou de la logistique, ce qui vaut la présence de véritables files de camions sur les autoroutes. Face à ces problèmes, on peut aussi déplorer un manque d’unité du monde routier face à l’État.

À un niveau plus régional voire local, les poids lourds sont totalement exclus des problématiques de circulation et d’approvisionnement, à tel point que l’on risque d’aller au devant de problèmes d’approvisionnement des pondéreux, sur Paris notamment. Consulter davantage les professionnels du secteur est primordial."
 

Repères

• Siège : Aulnay-sous-Bois (93)

• CA 2020 : 6,2 M€

• Effectif : 43 salariés dont 25 conducteurs

• Parc : 50 véhicules dont 25 moteurs

• Activités : distribution, messagerie, affrètement

Auteur

  • Antoine Dufeu

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