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Scania, deuxième constructeur lourd de France en 2019, redoute les effets du Covid-19

Actu-Transport-Logistique.fr | Routier | publié le : 07.04.2020 | Dernière Mise à jour : 07.04.2020

La première semaine de confinement, la baisse est visible sur l’activité de traction tout comme celle de la distribution (rouge = fret tracté).

Crédit photo Scania

En 2019, le constructeur suédois a vécu une année record en France en se hissant sur la seconde marche du podium des plus de 16 t, avec une très forte progression sur les tracteurs. Pour 2020, les préoccupations sont malheureusement plus sombres et le Griffon met en œuvre des facilités financières pour ses clients.

Confinement oblige, la présentation des résultats de l’année 2019 réalisée par Scania France s’est déroulée à distance sur le réseau Skype le 27 mars dernier. Le contraste entre les excellents résultats de l’an passé et la situation qui prévaut à l’heure actuelle était saisissant. Mais autant démarrer par de bonnes nouvelles. "En 2019, Scania a réalisé sa meilleure performance de tous les temps en France en occupant la seconde place du marché [des plus de 16 t, NDLR] avec 14,7 % de parts de marché, soit un gain de 2,5 points par rapport à 2018", indique Eric Darné, directeur commercial France. Un gain de 3 places sur le marché lourd des plus de 16 t qui permet à Scania de doubler DAF (14,1 % en 2019 contre 13,3 % en 2018), Volvo Trucks (14 % en 2019 contre 13,7 % en 2018) et Mercedes (13,9 % en 2019 contre 15 ​​​​​% en 2018).

La performance de l’an passé est également européenne puisque le constructeur suédois a occupé la seconde place du marché (+ 16 t) avec 18,7 ​​​​​​​% de parts de marché (contre 16,4 ​​​​​​​% en 2018), tout proche de leader Mercedes (19 ​​​​​​​%) et devant MAN et DAF (16,2 ​​​​​​​% chacun).

Deuxième sur le marché des tracteurs lourds

En France, Scania a fortement progressé sur les tracteurs (+ 16 ​​​​​​​t), avec 16,4 ​​​​​​​​​​​% du marché (plus 2,7 ​​​​​​​points) et détient ainsi la troisième place du podium, derrière Renault Trucks (21,3 ​​​​​​​%) et DAF (18,6 ​​​​​​​%), doublant au passage Volvo Trucks (15,7 ​​​​​​​%) et Mercedes (13,4 ​​​​​​​%). La progression est un peu plus mesurée sur les porteurs, avec 11,7 ​​​​​​​% du marché (+ ​​​​​​​2 ​​​​​​​points), soit la 4e ​​​​​​​place derrière Renault Trucks (37 ​​​​​​​%), Mercedes (16,4 ​​​​​​​%) et MAN (11,8 ​​​​​​​%). "C’est un peu décevant. Nous avons connu des problèmes de livraisons en 2018 qui ont ricoché en 2019, à cause de problèmes de disponibilité chez les carrossiers. Mais il faut se rappeler que notre part de marché tournait à 6 ​​​​​​​% il y a 10 ou 15 ​​​​​​​ans", rappelle Eric Darné. 

Motorisations alternatives

Côté motorisation, la part des véhicules alternatifs au Diesel représente environ 6 % des véhicules livrés par Scania France (soit 422 ​​​​​​​unités sur 7 ​​​​​​​244), avec une prédominance de véhicules GNC (à 80 ​​​​​​​%). Le constructeur suédois détient une part de marché de 31 ​​​​​​​% sur les motorisations alternatives dans notre pays, derrière le leader Iveco (48 ​​​​​​​%) et devant Renault Trucks (14 ​​​​​​​%). Le Griffon est même leader sur les porteurs, avec 33 ​​​​​​​% du marché (+ ​​​​​​​9 ​​​​​​​points, 205 ​​​​​​​camions). "On remarque une accélération sur les porteurs GNV d’approche chantier", indique Eric Darné. Sur les tracteurs, Scania détient 30 ​​​​​​​% du marché (+ ​​​​​​​19 ​​​​​​​points, 217 ​​​​​​​camions) derrière Iveco (64 ​​​​​​​%) : "Nous ne serons jamais leader, n’étant pas présent sur les méga-flottes", reconnaît Eric Darné.

De l'effet du Covid-19

L’avenir est cependant plus sombre. Le tassement des ventes, qui s’était amorcé au 3e ​​​​​trimestre ​​​​​​​2019 - avant la crise du coronavirus -, s’est renforcé au dernier trimestre. "Nous sommes assez pessimistes pour 2020. En début d’année, nous tablions sur un marché français à 46 ​​​​​​​000 ​​​​​unités, contre 49 ​​​​​​​​​​​​​​420 ​​​​unités en 2019. Mais nous sommes en train de revoir cette hypothèse avec un marché autour de 40 ​​000 ​​​​​​​unités", concède Eric Darné.

Scania a pu mesurer les premiers effets du confinement, en se basant sur les moyennes kilométriques parcourues par ses 30 ​​​​​​​000 ​​​​​​​véhicules connectés en France. La première semaine de confinement, la baisse est visible sur l’activité de traction tout comme celle de la distribution (mais le kilométrage reste cependant supérieur à la première semaine de janvier par exemple). La chute est en revanche notable dans le BTP et dramatique pour l’activité autocar.

"Toutes activités confondues, les heures produites sont inférieures de moitié à la normale, avec un niveau très élevé de demandes de rééchelonnement des contrats de location, de financement et de CMR", résume Eric Darné. Pour aider ses clients, la captive financière Scania Finance, "qui n’est pas une banque et ne bénéficie pas du soutien de l’État ou de BPI", indique recontacter systématiquement tous ses clients en offrant et préconisant le report jusqu’à 3 ​​​​​​​mois maximum sur crédit-bail et crédit classique pour les véhicules qui ne roulent pas.

Auteur

  • Grégoire Hamon

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