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Prospective métiers : lâcher le volant pour quelle carrière ?

Événement | publié le : 04.10.2021 | Dernière Mise à jour : 04.10.2021

Émilie de Miguel, chargée du dossier Steer to Career à l’Association pour le développement de la formation professionnelle en transport et logistique (AFT).

Crédit photo DR

Après un premier projet, Future DRV, qui esquissait, de 2016 à 2019, le profil du futur conducteur – en tenant compte du développement des véhicules autonomes –, quatre partenaires européens ont mené un nouveau projet de recherche, de 2018 à 2021, qui dessine les parcours de formation et les carrières dans la filière : Steer to Career, avec, cette fois, quatre "produits" concrets pour les professionnels.

Il est difficile de prédire les évolutions du transport routier, mais l’autonomisation des véhicules s’impose déjà comme une réalité. "Les technologies sont toutes très proches, pointe Émilie de Miguel, chargée du dossier Steer to Career à l’Association pour le développement de la formation professionnelle en transport et logistique (AFT), l’un des quatre partenaires du projet, qui associe aussi le Britannique Transformotion (coordinateur), l’Allemand Dekra Akademie et le centre de recherche grec CERTH. "Nous en sommes déjà au niveau II, semi-automatique, avec des fonctionnalités telles que l’assistance pour se garer ou garder la distanciation, entre autres. En Australie, le niveau III, sans conducteur mais dans un milieu bordé et très contrôlé, existe déjà dans certaines mines. Et vers 2040, nous allons vers l’avènement d’un camion autonome de niveau IV, où il reste quelqu’un à bord pour reprendre le contrôle en cas de problème. Dans le transport, le besoin de recrutement devrait rester important jusqu’en 2035. Que deviendront ensuite les conducteurs formés ? En tant que spécialistes de la formation, nous devons réfléchir à l’avenir des carrières pour les différents métiers du transport."

Le facteur humain de l’autonomisation

Pour James Tyler, responsable du projet pour Transformotion, au Royaume-Uni, "beaucoup de recherches autour du véhicule autonome se concentrent sur les technologies. Presque tout le monde oublie le facteur humain de l’autonomisation. La part peut-être la plus importante de la transformation. Dans cette industrie, nous sommes très souvent réactifs, rarement proactifs. Or nous devons le devenir et, pour éviter de subir les transformations à venir, les entreprises de transport peuvent utiliser les informations que nous produisons pour développer la formation des conducteurs, les compétences professionnelles et personnelles dont ils auront besoin".

Entre 2016 et 2019, le programme européen Future DRV (pour "driver") avait déjà ébauché le profil du conducteur de véhicules plus autonomes, qui devient un "pilote", doté de compétences digitales et commerciales. Le programme Steer to Career ("orienter vers une carrière") s’appuie sur cette première étape et va plus loin dans la précision en construisant un référentiel de compétences, des programmes d’apprentissage européen pour les conducteurs de poids lourd et de bus, des parcours de formation et de carrière et un guide de recommandations pour le recrutement.

Se former au platooning et à la relation client

"Nous lisons plus clairement dans notre boule de cristal en ce qui concerne l’autonomie, ajoute James Tyler. Au-delà du cadre des qualifications professionnelles, nous prenons mieux en compte aussi les compétences personnelles et les aptitudes aux relations sociales, qui vont devenir centrales dans le métier de pilote." Le premier "produit" de la réflexion porte donc sur la définition d’un référentiel de formation qui commence par déterminer quelles seront les tâches nécessaires dans les futurs véhicules autonomes, afin de réfléchir aux formations. Les partenaires ont engagé deux programmes d’apprentissage européens, un pour les conducteurs de poids lourd et de bus. Ils reprennent diverses compétences nécessaires aux conducteurs actuellement, mais aussi de nouvelles compétences, telles la connaissance et la maîtrise de camions longs, afin de bien prévoir les effets du platooning, ou des focus sur l’arrimage et la relation client.

> Lire la suite de l'article dans l'Officiel des transporteurs (réservé aux abonnés).

Auteur

  • Florence Roux

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