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Pression sur les prix des transports en Allemagne

Actu-Transport-Logistique.fr | Routier | publié le : 02.06.2020 | Dernière Mise à jour : 02.06.2020

Le nombre élevé de trajets à vide accroît la pression sur la branche, les entreprise ne parvenant pas à couvrir leurs frais.

Crédit photo DR

En Allemagne, les entreprises de transport redoutent de gros problèmes de liquidités, malgré une légère reprise de la demande. Selon un sondage de la fédération BAG, les prix des transports chutent de 5 à 20 % et le chômage progresse.
 

Selon l’Office fédéral des transports BAG, les transporteurs allemands sont de plus en plus confrontés aux exigences de baisses des tarifs de la part de leurs clients. Début avril, le producteur d’acier Thyssen-Krupp avait fait scandale, en imposant à ses transporteurs des prix abaissés de 10 %, justifiés, selon la compagnie, par la diminution du prix des carburants. De son côté, le transporteur Hellmann proposait à ses sous-traitants - des PME du secteur - des baisses de tarifs de 15 % en échange d’un contrat de relations privilégiées. "Les clients réclament des diminutions de prix de 5, 10 et jusqu’à 20 %", souligne le BAG dans son rapport hebdomadaire sur la crise du coronavirus.

Dans ce même rapport, l'organisme rapporte également une hausse du chômage dans la branche depuis avril. Le secteur comptait en avril 22 152 conducteurs au chômage, contre 15 324 un an plus tôt, soit une hausse de 44,6 %. En mars, la hausse du chômage dans le secteur n’avait pas dépassé 5,3 %. Dans le même temps, le nombre de postes inoccupés dans le secteur est passé de 13 694 en mars à 12 526 en avril. 

Une reprise fragile

"Malgré quelques frémissements, on n’a pas atteint encore le fond du gouffre, estime le rapport du BAG. La demande en transports reste extrêmement faible La plupart des transporteurs retournent à vide.  Il n’y a pratiquement aucune demande dans le sens des retours."  Le nombre élevé de trajets à vide accroît la pression sur la branche, les entreprise ne parvenant pas à couvrir leurs frais en salaires, carburants et péage autoroutier.

Dans le contexte économique actuel, le secteur des transports allemand souffre de surcapacités. Certes, l’industrie automobile a commencé à relancer la production. Mais le secteur, essentiel pour l’économie du pays, reste fragile, et le numéro 1 de la branche, Volkswagen, avait du mettre ses chaînes à l’arrêt quelques jours après la reprise de la production, faute de débouchés. Les économistes tablent pour cette année sur une chute du PIB de 10 % en Allemagne, de 6 à 7 % selon les estimations du gouvernement. 

Auteur

  • Nathalie Versieux, correspondante à Berlin

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