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Pénurie de conducteurs : un poste sur cinq reste vacant en Europe

L'Officiel des Transporteurs | Routier | publié le : 27.03.2019 | Dernière Mise à jour : 27.03.2019

l’idée du transport longue distance, qui empêche le retour à la maison chaque soir, pourrait également constituer un frein pour 77 % des sondés.

Crédit photo DR

Une étude de l’IRU pointe les besoins croissants de la profession en main-d’œuvre. Si aucune action ne vient enrayer la pénurie de conducteurs, le phénomène pourrait rapidement s’accentuer et peser sur l’économie de l’ensemble des pays européens.  

"La filière du transport doit agir rapidement pour combattre la pénurie de conducteurs. Si le problème n’est pas maîtrisé, il aura de sérieuses répercussions sur l’économie européenne et mènera à des coûts croissants pour les entreprises, les consommateurs et les passagers", prévient Boris Blanche, directeur général de l’IRU (International Road Transport Union).

Pour estimer les besoins en main-d’œuvre au sein de l’Union européenne et discerner les facteurs de désaffection pour le secteur, l’IRU a mené l'enquête et vient d'en livrer les résultats. Son constat semble parler de lui même : un cinquième des postes du transport routier de marchandises et de personnes en Europe ne sont actuellement pas comblés. Pire, la demande étant en croissance, le phénomène risquerait de s’accentuer en 2019, pour atteindre 40 % de postes non pourvus.

Une feuille de route

Le sondage révèle que seulement 20 % des conducteurs interrogés se disent insatisfaits de leur emploi. En outre, d’autres facteurs peuvent expliquer le manque d’attractivité du secteur. Ainsi 76 % des conducteurs pensent que les conditions de travail rebutent les gens qui pourraient envisager d’entrer dans la profession.

Là où elle faisait rêver il y plusieurs années, l’idée du transport longue distance, qui empêche le retour à la maison chaque soir, pourrait également constituer un frein pour 77 % des sondés. Par ailleurs, 79 % des conducteurs pensent que la difficulté d’attirer des femmes dans la profession est l’une des raisons principales de la pénurie.

En coulisses, cette étude fait partie d’un plan d’action élaboré par l’IRU pour améliorer la perception de la population envers la filière, améliorer les conditions de travail et attirer une main-d’œuvre jeune et diversifiée. L’organisation a d’ores et déjà constitué une feuille de route avec toute une série de mesures. L’une d’entre elles prévoit la création d’un réseau de femmes travaillant dans le secteur dans l’objectif d’augmenter leur nombre et de les représenter à tous les échelons.

Auteur

  • Gwenaëlle Ily

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