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OPCO Mobilités : “La hausse des contrats d’apprentissage devrait s’accentuer cette année”

RH • Interview | publié le : 04.05.2021 | Dernière Mise à jour : 03.05.2021

 Isabelle Maimbourg, directrice générale adjointe, appui aux branches et proximité territoriale, Transports Logistique et Services, à l’Opco Mobilités;

Crédit photo OPCO Mobilités

Une hausse de l’apprentissage face à une baisse des contrats de professionnalisation, – pourtant longtemps plébiscités dans le secteur du transport –, des dispositifs pour accompagner les entreprises face à la crise ou encore pour valoriser les métiers de la branche. Isabelle Maimbourg, directrice générale adjointe, appui aux branches et proximité territoriale, Transports Logistique et Services, à l’Opco Mobilités, revient sur les tendances de la formation dans le secteur pendant l’année 2020 et les perspectives de développement.

L'Officiel des Transporteurs : Quelles ont été les tendances de l’apprentissage, dont la taxe est gérée par l’Opco Mobilités ? Avez-vous perçu un effet des aides financières apportées par le gouvernement aux entreprises ?

Isabelle Maimbourg : L’année 2020 a effectivement été marquée par une forte progression des contrats d’apprentissage. Sur la partie transport et activités auxiliaires, nous avons repris 5 300 contrats d’apprentissage sur le "stock", c’est-à-dire les contrats en cours et 41 000 sur l’ensemble des 22 branches et RATP regroupés au sein de l’Opco. Et 5 600 nouveaux contrats ont été conclus, soit 12 000 au total pour la branche, ce qui représente un peu plus de 120 M€ de prise en charge.

Historiquement, le transport fait pourtant peu appel aux contrats d’apprentissage, au profit des contrats de professionnalisation, également à travers les GEIQ [groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification] qui génèrent 800 à 1 000 contrats chaque année. Il faut noter que les contrats de professionnalisation peuvent être conclus au-delà de 29 ans.

Cette année, c’est l’inverse. Le contrat de professionnalisation affiche une importante baisse : de 5 900 dossiers en janvier 2020, on est passé à 2 300 en janvier 2021. Il s’agit clairement d’un effet des aides à l’apprentissage, de 5 000 ou 8 000 euros selon les cas. Les annonces sur le contrat de professionnalisation sont arrivées plus tardivement.

Et la tendance devrait s’accentuer en 2021 puisqu’un décret sur une baisse du niveau de péréquation des contrats de professionnalisation, qui passera de 6 000 à 5 000 euros en moyenne, est en cours de publication. Par ailleurs, le prolongement de cette aide n’a pas encore été annoncé, contrairement à celles sur l’apprentissage, prolongées jusqu’à la fin de l’année 2021.

 
L'O.T. : Comment la crise sanitaire a-t-elle influé sur la formation des salariés ?

I. M. : Crise sanitaire oblige, on a eu beaucoup de demandes de FNE-formation, un dispositif qui permet aux salariés placés en activité partielle de bénéficier de formations entièrement prises en charge. Ça a bien fonctionné, mais principalement pour le transport de voyageurs, davantage impactés par l’arrêt des activités.

Sur la partie "plan de développement de compétences", nous craignions une activité assez catastrophique mais elle s’est avérée assez soutenue dans le dernier quadrimestre. Il s’agit principalement d’un effet des formations obligatoires, nombreuses dans le transport et les activités auxiliaires. Même si l’investissement dans la formation est historiquement élevé dans la branche, nous notons une baisse du fait que les organismes de formation, également affectés par la crise, n’ont pas pu réaliser la totalité des actions de formation.

 
L'O.T : Et sur les dispositifs de cofinancement POEC mais aussi Pro-A, pour lequel un accord de branche a été paraphé en juillet, quelles ont été les tendances ?

I. M. : Ils ont plutôt bien fonctionné, également avec une concentration sur le dernier semestre. Sur le début 2021, nous notons une forte hausse des demandes de financement tous dispositifs confondus à fin février, à + 20 % par rapport à l’année dernière à la même époque, donc avant le confinement. On voit que les entreprises continuent de former les salariés en attendant d’avoir plus de visibilité.

Nous proposons des dispositifs et une offre de services réservée à certaines typologies d’entreprises sur plusieurs axes : le recrutement, l’anticipation des besoins, la formation… Des dispositifs et outils ont été mis en place, comme le diagnostic, qui permet de réaliser un état des lieux RH et des compétences dans les entreprises. Les sociétés qui l’ont réalisé en 2020 passent en phase 2 : elles sont accompagnées pour développer les compétences en optimisant tous les dispositifs (POEC, POEI, le FNE-formation…) et les financements mis à notre disposition. Sur ce point, notre proximité territoriale est fortement mise à contribution.

Lire l'intégralité de l'interview (accès réservé) dans L'Officiel des Transporteurs n°3064 du 23 avril 2021.

 

Auteur

  • Gwenaëlle Ily

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