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Le marché du poids lourd aurait pu être encore plus performant en 2018

Actu-Transport-Logistique.fr | Routier | publié le : 24.01.2019 | Dernière Mise à jour : 24.01.2019

Thierry Archambault, président-délégué de la CSIAM présente le bilan positif de l’année 2018 pour les VI de plus de 5 t.

Crédit photo Grégoire Hamon

Les ventes de poids lourds de plus de 5 t se sont très bien comportées en France en 2018, dopées par une envolée des tracteurs et des porteurs lourds. Les longs délais de carrosserie ont par contre pesé négativement sur les immatriculations. Les porteurs légers ont régressé, délaissés au profit des VUL.

En regardant dans le rétroviseur, l’année 2018 s’est révélée un très bon cru pour la vente de poids lourds et utilitaires de plus de 5 t. "2018 a été une très bonne année, et ceci tous les mois, mais elle aurait pu être encore meilleure si les délais en carrosserie n’avaient pas été aussi longs", a indiqué Thierry Archambault, président-délégué de la Chambre syndicale internationale de l’automobile et du motocycle (CSIAM) en préambule du bilan annuel. De fait, en 2018, les immatriculations des véhicules industriels neufs ont progressé de 7,6 % pour atteindre 54 285 unités, en phase avec les prévisions de croissance. Cette hausse fait suite à celle de 2017 (+ 7 % avec 50 428 immatriculations) et 2016 (+ 13 % avec 47 132 immatriculations).

Des délais de carrosserie de 3 à 12 mois

Le segment des porteurs augmente de près de 7 % (24 368 unités). "Il convient toutefois de distinguer le segment des porteurs de moins de 16 t en fort recul (- 8 %), de celui des plus de 16 t en forte hausse (+ 10,7 %)", note Thierry Archambault. Cette évolution contrastée trouve son explication dans la désaffection du segment léger, au profit des VUL notamment.

"Le marché du VUL explose, alors que celui du porteur léger de 12 à 16 t régresse. C’est lié à la pénurie de conducteurs de poids lourds, à la réglementation d’accès en ville de plus en plus contraignante, ainsi qu’au manque de visibilité des acheteurs sur leur activité. Un VUL a l’avantage d’être plus polyvalent", explique Jean-Marc Diss, directeur général de Mercedes-Benz Trucks France. "Certaines villes acceptent désormais les livraisons en porteur de 26 t, ce qui permet de massifier les tonnages", souligne pour sa part Samuel Cablant, directeur des ventes de DAF Trucks France.

Effectivement, les porteurs de plus de 16 t sont plébiscités, surtout pour les nombreux chantiers du Grand Paris. Le marché aurait pu être plus élevé si les délais de carrosserie n’étaient pas si longs. "Les délais sont actuellement de 3 à 6 mois, mais peuvent atteindre 1 an pour la construction", reconnaît Patrick Cholton, président de la Fédération française de carrosserie.

Garder ses chauffeurs

Le marché des tracteurs connaît pour sa part une forte croissance (8,2 % avec 29 917 unités) malgré une activité économique globale stable. "L’ambition de renouvellement anticipé et l’accélération des renouvellements pour bénéficier de meilleures performances produit lié à Euro6 (consommation notamment) doivent contribuer à ces scores", souligne la CSIAM. De même, la pénurie de chauffeurs peut favoriser le renouvellement. "Cette pénurie peut inciter à opter pour des nouvelles cabines plus grandes et des moteurs plus puissants, sachant que les toutes dernières générations Euro 6 consomment beaucoup moins, et que les taux sont bas", lâche Samuel Cablant. "Dans les appels d’offres, celui qui remporte les marchés c’est celui qui a les chauffeurs", conclut Jean-Marc Diss.

Marché stable, en légère régression

Pour 2019, l’incertitude est de mise. Les carnets de commande donnent une bonne visibilité jusqu’au milieu d’année, mais la suite est plus dure à écrire. "Les perspectives 2019 sont difficiles à cerner avec précision pour l’activité du transport routier de marchandises compte tenu des incertitudes politiques actuelles et des doutes qui traversent les acteurs économiques. La pénurie de conducteurs constitue aussi un régulateur du monde du transport avec de nombreuses opportunités, mais une demande non satisfaite", observe Thierry Archambault. Les constructeurs tablent pour l’instant ainsi sur un marché stable, avec une éventuelle régression de 2 à 3 %.

Auteur

  • Grégoire Hamon

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